23.09.2007
Regard sur... s'en va, Isegoria naît
Vous aimiez Regard sur..., rien n'assure que vous aimerez Isegoria,
Mais rien ne vous empêche de tenter l'expérience...
Allez, ne versons pas dans l'émotion exagérée, dans la joie orchestrée, dans le discours solennel. Ouvrir un nouveau blog, cela n'a rien d'officiel. On ne va pas faire sauter le bouchon d'un magnum de champagne pour un non-évènement. En plus, ce n'est pas mon premier blog. C'est une simple évolution. Dans le juste cours des choses, après presque quatre mois d'un silence salvateur. Alors, juste pour "marquer le coup", voilà quelques petites choses, au passage.
Les blogs sont-ils morts ? Je n'en sais rien. Et à vrai dire, je me fous totalement de ce genre de débats sans fond, de ces verbiages sans consistance. En débattre, c'est déjà montrer le signe de la vitalité de la blogosphère. Tout ce que je vois, c'est que le blog est, à mon sens, l'outil libre, citoyen et (presque) gratuit qui permet le plus facilement de s'exprimer. Il permet surtout de faire vivre la devise qui trône fièrement en haut de page du Canard enchaîné : La liberté de la presse ne s'use que quand on ne s'en sert pas. C'est tout. Et c'est déjà beaucoup. Isegoria, c'est ma façon de prendre part au débat public, de m'en imprégner tous les jours. Et, modestement, et si possible, d'y apporter, tout au plus, un autre regard. Pas un regard de plus, je l'espère. Mais un autre...
Alors pourquoi Isegoria ? Pourquoi abandonner ''Regard sur...'' ? J'ai envie de dire, comme ça. Pour changer. Avant tout, c'était pour avoir un outil et une plateforme plus libres. J'ai signé avec DotClear et Gandi. Mais j'aurais pu seulement déplacer l'ancien blog. Résultat j'ai tout changé. Pour retrouver le goût incomparable de la joie du gosse qui s'amuse avec son nouveau jouet. Pour ressentir le plaisir, au moment où tout le monde court après la starisation pipolaire et/ou l'audience lemeuresque, de reprendre tout à zéro, de retourner à la racine, tout en bas. Comme un défi. Tout recommencer. Petit pied de nez, avec un grand sourire. Et aussi, un peu, pour évoluer. Après le regard, voilà la parole avec ''Isegoria''. Un pas de plus, symbolique certes, dans l'engagement, peut-être. Pour être plus complet, plus divers. Plus écologiste. Plus utopiste, sûrement. Plus mûr, allez savoir. Dans la vie, à tous les âges, on grandit, on apprend. Un blog doit pouvoir suivre ces pages qui se tournent. Pourquoi ''Isegoria'' ? En fait, il n'y a qu'une seule vraie réponse. Parce que j'aime ça !
Pour le reste, rien de bien révolutionnaire (je parle de la forme, s'entend !).
Pour tous, à très bientôt, je l'espère. Pour partager, dialoguer, et peut-être découvrir, et même pourquoi pas, y prendre du plaisir. Et puis, n'oublions pas, (re)prenons la parole pour construire un monde écologique, humain, solidaire et fraternel dans lequel nous sommes des acteurs libres et non des spectateurs ou des témoins désabusés. Rêvons, mais rêvons éveillés, car l'utopie d'aujourd'hui sera la réalité de demain... !
18:20 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : regard sur..., isegoria, blog
10.09.2007
Retour en forme de départ !
A cela, il a fallu rajouter les incendies criminels déclenchés dans toute l'Europe. Et les silences après les séïsmes dans les centrales nucléaires. Et le peu d'échos après la disparition d'espèces comme le dauphin de Chine. Et notre Jean-Louis Borloo national, j'ai nommé "Monsieur Carbone 14", l'écolo daté, assisté de sa secrétaire Nathalie Kosciuscko-Morizet, nous a concoté cette vaste blague qu'est le Grenelle de l'environnement. A la rentrée, les associations peu hostiles ou peu farouches iront discuter de sujets consensuels pour obtenir un cahier des charges façon service minimum. Tous les médias applaudiront. Bravo. Cela s'appelle le marketing vert. Le tsar cosy, notre cher président, populiste à l'assise confortable, y est passé maître.
Les médias justement, cet été ils ont été doués. Plus que d'habitude. A la télévision surtout. Pour une fois, j'ai eu le loisir de les observer. C'était beau. Habile dans le maniement du vide. Adroit dans la manipulation de la peur. On a évité tous les sujets qui fâchent avec un traitement grenellien de l'information. On a causé faits divers sanguinolants et viols d'enfants. On a expliqué que la crise financière était un drame. On a cherché comment relancer la croisance. On a applaudi le passage en force d'un traité européen refusé par deux des peuples fondateurs. On a parlé terrorisme et peur de l'Orient. On a réintroduit la messe en latin. On a pleuré la mort de Lady Diana. On a applaudi tous les sportifs les plus dopés. On a relayé. Les vacances, les bourrelets, les bikinis, les maîtresses, les joggings. Nous avons tout su. Et même un peu plus. Des réformes impopulaires en prévision ? Des catastrophes écologiques ? Des résistances ? Pas entendu parler...
Bref. Septembre ressemble à tous les mois précédents. Sauf que cette fois-ci, j'ai envie de revenir en parler avec vous. Après presque trois mois de silence, j'ai envie de revenir écrire, de revenir échanger, de revenir déconstruire et proposer. Alors, comme promis, mon futur nouveau blog va arriver bientôt. Laissez moi simplement le temps d'y passer un dernier coup d'aspirateur et de plumeau.
Dans le silence presque troublant de la blogosphère, je me risque à un pari. Le lundi 24 septembre, j'espère que vous serez là pour danser sur les cendres de Regard sur... et Des mondes en lutte(s). Et que vous viendrez baptiser le petit nouveau. Le rendez-vous est pris. A bientôt, tous !
21:35 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Envoyer cette note | Tags : regard sur, blog
breant.hugo@yahoo.fr





