05.06.2007

Changer le monde...

Nous sommes le 4 juin 2007. Le 4 juin 1989, Tiananmen s'embrasait. Le printemps de Beijing a 18 ans. L'occasion pour moi de republier ici un article qui date d'il y a quelques mois.

"En 1989, un mouvement étudiant exige des réformes politiques et dénonce la corruption en République populaire de Chine. Symbole de cette lutte pour la démocratie en Chine et dans le monde entier, la répression sanglante de manifestations pacifistes sur la place Tiananmen. De cet évènement, le monde a retenu un cliché.


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Cette photographie est un symbole fort, une allégorie. Cet étudiant qui, seul, arrête les blindés est un exemple. Nous pouvons aujourd'hui, nous aussi, et plus encore nous devons, stopper la course de ce lourd blindé qu'est la recherche effrenée et aveugle de la croissance. L'accroissement du PIB, tant recherché, a des effets néfastes sur l'environnement et par suite sur l'Humanité elle-même. Il nous faut donc nous élever contre le règne de la croissance économique.

La question reste ensuite de savoir ce que nous ferons une fois la machine neutralisée. Faire faire demi-tour au tank ? Peut-être. Dans certains cas et en partie seulement, la décroissance sera inévitable. La production de ressources énergétiques fossiles, la production d'énergie nucléaire, la production de produits chimiques et toxiques, l'agriculture intensive soutenue par les pesticides et les OGM, voilà des domaines qui devront décroître. Pendant que des modes de production propres et viables devront croître de manière presque exponentielle.

Mais surtout il faudra faire prendre une autre voie à ce véhicule, la voie du progrès humain et du développement planétaire, sans dégrader notre environnement. Plus encore que de changer de voie, il s'agira même de changer de véhicule. Remplacer le tank qui écrase tout sur son passage, les hommes, leurs cultures et leur vie, par un véhicule plus respectueux de l'humain. Voilà notre défi. Un défi colossal mais que nous ne pouvons pas ne pas relever. Si nous voulons encore vivre, si nous voulons que nos enfants et nos petits enfants vivent, il faut que ce que certains appellent Utopie devienne réalité. L'Humanité va devoir lutter, sans quoi, nous serons TOUS perdants."

08.05.2007

Résistons !

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"Chaque génération sans doute se croit vouée à refaire le monde. La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. Mais sa tâche est peut-être plus grande. Elle consiste à empêcher que le monde ne se défasse."



Albert Camus

07.05.2007

La "démocratie" a parlé...

La France a parlé. Massivement. Nicolas Sarkozy l'a emporté. Largement. Il est le sixième président de la Cinquième République. Il est légitime, car démocratiquement élu.

Que dire sinon son indignation ? Que dire sinon son dégoût ? Que dire sinon ces larmes retenues ? C'est la France de la peur qui l'emporte. Le candidat de l'UMP a gagné grâce aux voix des personnes agées inquiètes face à leurs dernières heures de sécurité, des patrons et capitalistes en tout genre qui pensent que le bilan de ces cinq dernières années n'est pas mauvais pour leurs économies, des racistes qui ont trouvé en Sarkozy un vote moins honteux que celui de Le Pen, des faux centristes toujours vassaux de la droite, des jeunes qui ont été séduit par une communication propagandiste très efficace et très brillante, des français qui veulent le retour à l'ordre, l'autorité et la morale et la fin des idéologies gauchisantes. Le nouveau président dort dans les draps du Fouquet's et prend des vacances. Dormez bonnes gens, vous n'avez plus rien à craindre. Sarkozy est un excellent politicien. Il a réussi à faire croire qu'en étant le principal acteur du bilan de la droite, il saurait agir autrement si le peuple le prorogeait. Le peuple ne veut pas d'alternance, il veut continuer dans la crise qu'il dénonce lui même. Dont acte.


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Le rêve et l'espoir n'ont plus le droit de cité dans ce pays. Le peuple a préféré la liberté d'exclusion à la liberté d'expression. Je vois encore le regard perdu de ce jeune black qui m'a interpellé à la sortie du métro en me demandant ce que nous allions devenir. J'entends encore le témoignage de ce monsieur, originaire du Cambodge et français depuis 27 ans, qui me raconte les interpellations des policiers qu'il doit subir régulièrement. Je sens encore dans mes poumons les gaz lacrymogènes de la station Bastille. J'entends encore ces cris contre Sarkozy, cette jeunesse révoltée qui ne comprend pas. Mais le pays a parlé. J'en prends bonne note.

Maintenant, voilà mon bilan. Monsieur Sarkozy, vous ne serez pas mon président. France, je ne serais pas ton citoyen. Capitalisme, je ne serais pas ton fidèle soldat. Racisme, je ne serais pas ton collaborateur. Non, je ne vais pas quitter mon pays. Non, je ne vais pas fuir. Je vais combattre d'une autre façon. Je vais lutter autrement. Je vais partir à la rencontre du monde et de moi même. Désormais, ma résistance commence. Elle sera plus forte, pacifique, humaniste, activiste, écologiste, tolérante et solidaire. Je suis dorénavant un citoyen du monde. Un apatride en puissance. Un utopiste en partance. Monde, laisse moi embrasser les miens et préparer mon sac à dos, j'arrive...


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08.12.2006

Et à part ça, comment va l'Europe ?

A l'heure où l'on commence à parler du monde, des enjeux globaux qui vont nous réunir concrétement (à croire qu'il nous fallait une catastrophe pour comprendre que nous sommes tous déjà liés comme des frères), à l'heure où ce que l'on pourrait nommer une "conscience" internationale émerge, difficilement d'ailleurs, on nous parle encore d'Europe.

La Finlande ratifie une Constitution que l'on croyait enterrée, Ségolène Royal demande que l'on crée "une Europe des peuples", l'Alternative Unitaire et les quelques intellectuels qui gravitent autour d'elle comme Michel Onfray demande un regain d'énergie de cette union antilibérale qui avait su s'exprimer lors du référendum, l'UDF fait encore de l'Europe une réalité pertinente, elle en fait même un objectif, les autorités européennes se demandent de plus en plus comment elles vont bien pouvoir fonctionner à 27... Bref, l'Europe, carcan tour à tour économique, financier ou militaire ne veut pas mourir. Mais l'Europe politique, sociale, écologique et culturelle, elle, jamais ne voit le jour !


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On peut le regretter, comme certains, déjà nommés plus haut. Mais on peut aussi s'en foutre totalement, comme moi. Qu'allons nous faire d'une Europe forte à l'heure de la vraie mondialisation, c'est à dire de l'émergence de problèmes (environnementaux) mondiaux ? Qu'allons nous faire de ce moule institutionnel à l'heure où ce sont les peuples qui se réveillent ? Qu'allons nous faire de cette bureaucratie fantoche alors que ce sont des "révolutions" que l'on annonce ?


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J'entends déjà certains me répondre que oui, l'Europe doit être forte pour contrer "le péril jaune" et "l'oncle Sam", je les entends déjà ces xénophobes refoulés, ces patriotes nostalgiques, me parler de la place de la France dans le monde, du poids de l'Europe face à l'impérialisme nord-américain. Je les vois déjà, suant de haine, me dire que nous devons nous battre contre tous les Autres, que nous devons résister contre toutes ces attaques. Mais quels ennemis ? Quelles attaques ? Quelles guerres ? Il n'y a de guerre que là où les hommes inventent des luttes. Cessons de vouloir que l'Europe soit une arme contre le monde !

Nous n'avons pas besoin d'Europe... nous avons besoin de vivre un monde, de le construire, de le sauvegarder, de lui offrir un avenir, pour nous, pour nos enfants, pour les enfants de nos enfants ! Qu'importe le nombre d'étoiles jaunes sur ce fond bleu...


05.12.2006

Je mute, tu mutes, il mute, nous mutons, vous mutez, ils mutent !

"Changer le monde commence par se changer soi-même" dit le dicton. Alors, m'sieurs, dames, damoiselles, j'y retourne, j'ai un peu de boulot...


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Mais enfin, si vous me cherchez et si vous êtes toujours d'accord pour changer le monde, faites moi signe ! Moi, je n'attends que ça. Alors à la revoyure, utopistes et hommes libres de tout poil... Et puis n'oublions pas que, comme le disent à très juste titre certains, la lucha sigue y sigue y sigue y sigue...

27.11.2006

Just open your eyes !

"Il ne peut y avoir révolution que là où il y a conscience" disait à juste titre Jean Jaurès. En reprenant cette phrase, j'entends par révolution non pas un changement brutal, brusque, un changement par le sang comme l'imaginent avec crainte certains, mais je parle d'un changement profond, massif, un changement vital. Or, cette révolution est en marche parce que chacun, de plus en plus, ouvre les yeux et comprend ce qui se passe autour de lui.

Pourtant, tout le monde ne veut pas prendre conscience. Beaucoup de gens, encore aujourd'hui, contrairement à ce que pense un bon nombre de personnes, ne sont pas d'accord avec le constat que la société fait actuellement. Des gens que l'on dit "éclairés" ne veulent pas admettre.

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En d'autres termes, dire que les changements environnementaux sont un enjeu majeur, plus encore un enjeu primordial et premier pourrait-on dire, ce n'est pas enfoncer une porte ouverte. Aussi incroyable que cela puisse paraître. Beaucoup croient encore que ceci n'est qu'une vaste fumisterie, que l'écologie n'est qu'une histoire de bobos alarmistes. Tout le monde ne voit pas que scier la branche sur laquelle nous sommes assis, c'est se faire la promesse de se casser la gueule à coup sûr ! Malheureusement, ce fait qui paraît si évident pour certains n'est pas acquis pour tous !

Alors, continuons à informer, à relayer, à argumenter, à discuter, à parler d'écologie, à expliquer les enjeux, à ne pas diffuser une idéologie de la peur mais une pensée de l'espoir, continuons à ouvrir les yeux, ne les fermons surtout pas, parce que la survie de l'Humanité en dépend, parce que nous ne devons pas abandonner, parce que c'est notre devoir...

17.11.2006

C'est royal !

Partout, des gens se demandent pourquoi les choses ne changent pas, pourquoi rien ne bouge. Nous connaissons les grands enjeux de ce monde et nous avons à portée de main le savoir pour le changer. Pourtant, tout se fige. Les millions d'énergies qui veulent changer les choses se heurtent constamment à l'inertie et à l'immobilisme incroyable des carcans, des cadres, des normes.

Gandhi écrivait "A l'instant où l'esclave décide qu'il ne sera plus esclave, ses chaînes tombent." Je crois que la clé est là. Nous avons entre nos mains toutes les armes pour répondre aux problèmes qui se posent aujourd'hui et nous pouvons faire que cette planète devienne vivable. Il ne nous manque que la volonté, que le désir du changement.

Paradoxalement, vouloir reste le plus difficile. Il nous reste à admettre que nous sommes en train de mettre en marche, jour après jour, une révolution d'une ampleur colossale. Il nous reste à admettre que nous sommes en train de changer le monde. Il nous reste à décider que le monde change.

Tâche incommensurable et à la fois si facile. Nous avons cette chance. Le changement est là. Nous n'avons plus qu'à décider de le vivre... Si je me permettais, je dirais que c'est royal comme situation !