20.02.2007

José, lève toi et lance l'insurrection électorale !

Quand on regarde les dernières interviews de José Bové, on remarque que, contrairement à la réputation que veulent bien lui prêter certains, Bové reste calme, serein, flegmatique, presque intouchable. Bové est tellement content d'être enfin interviewé et de bénéficier d'un petit temps de parole, qu'il reste consensuel, pour ne pas perdre encore un peu plus de temps d'antenne. Et il en devient un brin mou le José.

Vous ne me croyez pas ? Et bien regardez l'interview pour le T'chat - L'Express (parties 1, 2 et 3), celle pour A vous de juger ou pour les 4 Vérités. Ca manque cruellement de verve, de punch, d'énergie et de volonté. Et pourtant il n'en manque pas le José d'habitude... Bon, à sa décharge, les questions ne sont pas toujours pertinentes. Mais enfin !


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Bon alors José, que les choses soient claires. D'autres mondes sont possibles, l'autre campagne, tout ça, c'est pas du flan. Quand tu dis que tu veux venir titiller les politiciens et les dirigeants sur leur propre terrain en lançant l'insurrection électorale, fais-le, bon Dieu. Allez José, crie, hurle, cogne, tape... Si tu es la voix dans sans voix, mets leur les coups de pompe qu'on ne peut pas leur mettre directement, montre leur qu'on est là, nombreux, déterminés, libres ! Putain José, te démonte pas ! Le temps de parole c'est du vent. Lance cette insurrection. Ne quémande pas une interview, ne la subis pas. Une interview, c'est à toi de la mener, pas aux journalistes. Pose les problématiques. Ne te laisse pas enfermer dans leur manichéïsme de rigueur. Ne sois pas otage ou prisonnier. Désobéïs. Si tu veux créer la surprise, crée l'évènement. Lève toi José... nous sommes déjà tous debout !

Edit : Tiens José, prends en de la graine...

12.01.2007

Mougeotte, Weill, si c'est la guerre que vous voulez...

10 janvier 2007. L'AJEF, Association des Journalistes Economiques et Financiers, organise au Sénat une rencontre autour du thème de l'avenir des médias. Au menu, des journalistes, des barons de la presse, des sénateurs, Loïc Le Meur, quelques caméras et aucun blogueur donc ! Bah oui, c'est pas comme si ça comptait dans l'avenir des médias quand même, voyons...

Il faut éviter le facile "la blogocratie vaincra !". Mais il faut quand même savoir voir que les blogs ne sont pas qu'une simple vague passagère. Les blogs comptent et vont compter. Enfin, bref, ce n'est pas vraiment mon propos aujourd'hui.

Au dessus de la mêlée, si on peut dire, trois phrases et deux auteurs.


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Etienne Mougeotte d'abord. Il est le vice-président et le directeur d'antenne de TF1, autrement dit le vice boss de TFN depuis 1987. Il est par ailleurs président de LCI et vice-président de la chaine d'information internationale France 24. Il est enfin professeur à l'école de journalisme de Sciences Po, on se demande bien pourquoi d'ailleurs.


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Alain Weill ensuite. Homme d'affaires et créateur en 2000 du groupe NextRadioTV (propriétaire de RMC Info et de BFM), anciennement NextRadio. Il a été directeur général du groupe NRJ.

Trois phrases donc, les deux premières sont attribuées à l'élève Mougeotte, la troisième à son cancre de voisin, l'élève Weill.

“L’information coûte cher à fabriquer. On ne s’improvise pas une chaine ou un média qui peut faire de l’info du jour au lendemain.”

“Je n’ai aucune inquiétude sur la CONSOMMATION d’information à la télévision à l’avenir.”

“Les acteurs traditionnels resteront les acteurs de demain car ils feront l’acquisition des nouveaux acteurs.”


Bon, on ne s'y trompe plus, les vieux médias, affolés par la menace que représentent les nouveaux médias, Internet en tête, commencent à baliser sec. Et comme il se doit, voilà qu'ils nous méprisent. Logique. Facile surtout. La guerre est donc ouverte. Enfin pensent-ils.

Nous, dignes et libres, nous allons continuer notre chemin, profiter de notre liberté d'expression pour faire de l'information, si, si M'sieur Mougeotte, j'vous jure, de l'info qui se partage, pas de l'info qui se consomme.

Nous allons avancer, sans chier dans les bottes du voisin, parce que nous savons où nous allons, parce que nous n'avons pas perdu notre sang froid, parce l'avenir est à nous, parce que nous le devons.

Allez, pour prouver que j'suis pas rancunier M'sieur Mougeotte, j'vous demande même pas de copier 100 fois "Je vais cesser de prendre les gens pour des oies à gaver de ma pourriture". Mais sachez que la prochaine fois, je serais moins clément. Allez, je vous souhaite même que votre agonie ne soit pas trop longue.

06.12.2006

Bayrou - Chazal : 2ème round gagné par l'UDF !

Ca surprend toujours de dire du bien de l'UDF, parti démocrate chrétien de centre droit, mais y'a pas à dire, entendre ce genre de choses dans le système médiatico-partisan, c'est quand même le pied... Face au statisme borné et aveugle de Claire Chazal, qui ne comprend décidément rien à rien, François Bayrou continue sa lutte contre cette bête qu'est l'UMPS.




J'en profite également pour glisser ici la laborieuse blague née lors d'une soirée (légérement) alcoolisée avec le respectable et respecté ou l'admirable et admiré Lieutenant Francesco Casabaldi : ils sont quand même forts ces "bayrouriers noirs" ! De vrais rebelles...

21.11.2006

L'UDF tient ses promesses !

Silence radio face à la proposition de loi déposé par le député UDF Jean-François Lagarde vendredi. Celle-ci vise à "empêcher les groupes industriels dont l’activité dépend des commandes de l’Etat à plus de 20% de leur chiffre d’affaires, de détenir directement ou indirectement plus de 3% du capital d’un média".

Autrement dit, sans rentrer dans la cartographie des médias, l'UDF vise Bouygues et TF1, Dassault et Le Figaro, Lagardère et Europe 1, Paris Match et Hachette entre autres.


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François Bayrou avait prévenu, il lancerait une guerre contre les puissances de l'argent et de la politique qui tenteraient de baillonner les médias. Interviewé par Claire Chazal, il disait : "Les grands médias ont orchestré pour les Français, un choix dicté à l'avance. L'argent et la politique doivent être séparés, notamment lorsque des puissances économiques détiennent de puissants médias,(...) c'est un problème républicain". Il sera très vite rejoint par Fabius qui indiquait lors du troisième débat des candidats à l'investiture socialiste qu'il désapprouvait le fait que des groupes industriels détiennent des médias et produisent des armes.


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Cette proposition vise donc à obliger les grands groupes industriels à choisir entre servir l'Etat et diriger des médias. Pourquoi ? Parce que se pose alors, comme c'est le cas aujourd'hui, la question de l'objectivité et surtout de la liberté médiatique. Quand vous vivez grâce à l'Etat, vous allez tout faire, directement ou non, pour interdire aux médias que vous possédez de la fermer et de ne pas dire du mal de votre principal client ! Logique...

Logique mais dangereux parce que les médias libres ne peuvent plus exister dans cette situation. Alors, même si certains décident, avec pertinence, de mettre quelques bémols à cette grande initiative, je crois qu'il ne faut pas bouder son plaisir et se féliciter de cette proposition ! Je crois que le "bravo" s'impose !


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19.11.2006

Tribune n°16 : Oaxaca... soutenons les hommes libres !

Il y a quelques semaines, je vous parlais ici des troubles qui ont lieu en ce moment même au Mexique, à Oaxaca. Même si les médias occidentaux ont gardé le silence ou s'ils ont voulu nous faire croire à une pacification ou à un retour à l'ordre, il est indéniable que les problèmes ne sont pas réglés et que des hommes libres continuent à se battre.

Si vous voulez connaître les détails de l'évolution de ces luttes, vous pouvez lire ou relire les excellents articles de Claire ou de José, ou, pour ceux qui parlent espagnol, vous pouvez également visiter le site du journal La Jornada.

Toujours est-il que pour faire pression sur nos gouvernements, la journée du 20 novembre est une journée de soutien aux hommes et femmes d'Oaxaca. Parlons d'eux, montrons leur que nous sommes là, derrière eux. Et pour ceux qui se trouvent à Paris demain, vous pouvez participer à la manifestation qui débutera à 18 h 30 sur le parvis de Beaubourg.

01.11.2006

Oaxaca... les hommes libres sont avec toi !

La ville mexicaine d'Oaxaca vit une situation très grave.

Le 22 mai dernier, tout commence avec une grève de 70.000 enseignants de la province portant sur des revendications salariales. Le 14 juin, une répression violente radicalise le mouvement. La population locale demande alors la démission du gouverneur de la province, Ulises Ruiz Ortiz, membre du PRI (Parti Révolutionnaire Institutionnalisé) accusé de corruption et de fraudes électorales.

Les insurgés d'Oaxaca occupent alors, pacifiquement, leur ville et quelques communes voisines. Plus de 350 organisations, syndicats et associations forment alors l'Assemblée Populaire du Peuple d'Oaxaca, l'APPO.

Depuis cet été, Oaxaca vit dans un climat de révolution et de désobéïssance civile. La revendication populaire se fait chaque jour plus pressante, le peuple s'organise.


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Au Mexique, la censure occulte ces informations et sur le plan international, c'est la même chose. Ou presque. Le gouvernement mexicain de Vicente Fox a alors décidé d'envoyer les forces armées mater cette révolte qui pourrait entâcher son mandat. Des barricades sont érigées dans le coeur d'Oaxaca. L'APPO insiste sur le pacifisme de ce mouvement : "Nous ne voulons pas d'affrontement avec la PFP (police fédérale préventive, anti-émeutes), nous allons donner une leçon de civisme au peuple mexicain."

Plus de 3000 policiers des forces anti-émeutes, appuyés pas quelques tanks et la police militaire pénètrent dans les camps de l'APPO et occupent la région. L'assaut est donné. On parle de 3 morts, de dizaine de blessés, d'une cinquantaine d'arrestations et de disparitions.


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Le gouvernement indique que l'ordre est revenu. Pourtant, les affrontements ont fait déjà 15 morts, les étudiants bloquent leur université, les écoles sont toujours fermées, le Congrès et l'Assemblée nationale demandent majoritairement le retrait d'Ulises Ruiz Ortiz. Ordre précaire en effet. Ordre illusoire que les médias français s'empressent de diffuser alors qu'Oaxaca a plus que jamais besoin d'un soutien international.

Soutien qui s'organise puisque la Commission intergalactique de l’EZLN (Zapatistes du Chiapas) a lancé un appel urgent "à mettre en place des actions de lutte pacifiques [de soutien à l'APPO]. Des prises d’ambassades, des blocages, des manifestations, des sit-in, des meetings, des actions de protestation dans le monde entier, les 1er et 20 novembre." Appel que vous trouverez ici.

Alors, en hommes libres, relayons...


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31.10.2006

Israël, encore et toujours !

Israël poursuit son offensive dans la bande de Gaza et y a tué trois militants du Hamas. Parallèlement, l'aviation israélienne opère des raids dans le Sud du Liban, autour de Beyrouth, pour intimider les membres du Hezbollah.

L'information tombe dans les médias, on n'y réfléchit pas, on se dit "tiens, encore", on oublie, on passe sous silence à nouveau... C'est comme ça que le peuple palestinien va mourir. Et j'ai franchement pas envie de m'arracher les cheveux à la fin de ma vie en regardant à la télévision les députés statuer sur l'existence ou non d'un génocide en Palestine !

C'est pas dans ce genre de cas qu'on mobilise les citoyens et les associations pour faire pression sur les autorités publiques ?

Post Scriptum : j'ajoute que 21 ministres sur 22 ont voté l'entrée dans le gouvernement du parti d'extrême droite Israël Beiteinou, autant dire que si les grandes puissances européennes ne font rien aujourd'hui, la Palestine ne survivra probablement pas !