20.05.2007
L'Etat UMP : 5 ans ferme !
Désormais, l'Etat a un autre visage. Pas bien différent au fond. Plus jeune, plus américain clament déjà certains. Il y avait effectivement un peu de strass et de paillettes dans cette passation de pouvoir. Le candidat qui a fait sa campagne à l'extrême droite joue habilement du rassemblement et de la zenitude. Bien joué maestro. C'est presque réussi. Bises appuyées aux anciens, petits mots aux ennemis, baisers langoureux à une femme fuyante et regards complices vers les cinq enfants à la blondeur dorée. Américain disent certains. Surjoué, disons.
Ce qui me frappe, ce n'est pas la symbolique orchestrée (sur un air d'Albéniz, Cécilia oblige). Qui ne fut d'ailleurs pas si bien orchestrée que ça, à regarder le petit garçon qui a toujours rêvé de pouvoir, flotter dans le costume en défilant devant les armées. Ce qui me frappe c'est le discours d'investiture. Un discours tout droit venu d'un siècle passé. Ordre, morale, autorité, discipline, fermeté. Le prince président n'a visiblement pas compris la profondeur et la subtilité des enjeux du monde d'aujourd'hui et de demain. C'est dommage. Qu'il reste donc dans sa "vieille nation". D'autres avancent.


En ce qui concerne la composition, j'ai envie de sourire. De rire, même. Ministre d'Etat à l'écologie, Alain Juppé. Ce n'est pas un vice président, mais ça fait plaisir à Hulot. Et puis ça laisse croire que l'écologie sera placée au premier rang. C'est habile. Je ne suis pas dupe, mais c'est habile. Alain Juppé ? Vous voulez dire, le Alain Juppé chiraquien qui fut un temps premier ministre ? Cet Alain Juppé là ? C'est drôle. Enfin non, même pas. C'est burlesque disons.
Borloo et Bertrand dans un tandem économique endiablé. Ca aura au moins le mérite d'écarter Madame Borloo-Schönberg des écrans. On se contente de ce qu'on peut. Et si l'on inversait et que l'on demandait à Monsieur Schönberg-Borloo de quitter son poste ?
Brice Hortefeux, le Goebbels roux, au ministère du racisme et de l'eugénisme. Chouette. Enfin non, comprenez identité nationale (ce n'est pas un gros-mot parait-il) et co-développement (ce qui signifie en langage lepéniste, aidons les Africains chez eux...). Jolie France d'après.
Hervé Morin, traître centriste, à la défense ? Valérie Pécresse, fidèle de la campagne, à l'enseignement supérieur et à la recherche ? Roselyne Bachelot à la Santé, la Jeunesse et les Sports ? Christine Lagarde, clone de Panafieu, à l'Agriculture et à la Pêche ? On sent que la compétence n'est pas le critère principal de choix. Mais ne soyons pas mauvaise langue, peut-être que Madame Lagarde sait finalement faire la différence entre un agneau et un veau. Qui sait.
Que dire de plus, que Rachida Dati prend la justice et passe sa première nuit en prison. Joli symbole. Que Michèle Alliot Marie prend l'Intérieur et se délecte déjà de pouvoir agir avec fermeté et rigidité. Que la très catholique Christine Boutin se charge du logement. C'est presque trop.
Et puis je finis quand même, avec les Judas. Les Jouyet, les Besson, les Kouchner et autres Hirsch. Les traîtres qui assurent leur poste sans se soucier des idéologies et des valeurs qu'ils n'ont pas. Mais que croient-ils, ces idiots ? Que le règne de Sarko leur sera favorable ? Qu'ils seront libres dans un gouvernement hostile ? Ridicule. Risible. Honteux.
Je m'arrête là, ces cinq années m'énervent déjà trop. Et je vais retourner à mes occupations. A bientôt très cher Etat UMP. A très bientôt.
12:25 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, prince président, françois fillon, hortefeux, dati, kouchner, juppé
08.05.2007
Inadmissible...
D'après un rapport, intitulé "Absolument interdit", rendu public le 6 mai et rédigé par deux associations israéliennes de défense des droits de l'Homme, B'Tselem et Hamoked, affaiblissements physiques, pressions psychologiques, intimidations, insultes, menaces, mauvais traitement sont le lot quotidien des prisonniers palestiniens retenus par Israël.

Cinq années qui promettent... pour nous, et surtout pour nos anciens alliés. Il faudra dire aux Palestiniens que le prince président a annoncé qu'il serait du côté des opprimés du monde, ça va les rassurer !
18:54 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : israel, prisonniers palestiniens, torture, B'Tselem, Hamoked, nicolas sarkozy
07.05.2007
La "démocratie" a parlé...
Que dire sinon son indignation ? Que dire sinon son dégoût ? Que dire sinon ces larmes retenues ? C'est la France de la peur qui l'emporte. Le candidat de l'UMP a gagné grâce aux voix des personnes agées inquiètes face à leurs dernières heures de sécurité, des patrons et capitalistes en tout genre qui pensent que le bilan de ces cinq dernières années n'est pas mauvais pour leurs économies, des racistes qui ont trouvé en Sarkozy un vote moins honteux que celui de Le Pen, des faux centristes toujours vassaux de la droite, des jeunes qui ont été séduit par une communication propagandiste très efficace et très brillante, des français qui veulent le retour à l'ordre, l'autorité et la morale et la fin des idéologies gauchisantes. Le nouveau président dort dans les draps du Fouquet's et prend des vacances. Dormez bonnes gens, vous n'avez plus rien à craindre. Sarkozy est un excellent politicien. Il a réussi à faire croire qu'en étant le principal acteur du bilan de la droite, il saurait agir autrement si le peuple le prorogeait. Le peuple ne veut pas d'alternance, il veut continuer dans la crise qu'il dénonce lui même. Dont acte.

Maintenant, voilà mon bilan. Monsieur Sarkozy, vous ne serez pas mon président. France, je ne serais pas ton citoyen. Capitalisme, je ne serais pas ton fidèle soldat. Racisme, je ne serais pas ton collaborateur. Non, je ne vais pas quitter mon pays. Non, je ne vais pas fuir. Je vais combattre d'une autre façon. Je vais lutter autrement. Je vais partir à la rencontre du monde et de moi même. Désormais, ma résistance commence. Elle sera plus forte, pacifique, humaniste, activiste, écologiste, tolérante et solidaire. Je suis dorénavant un citoyen du monde. Un apatride en puissance. Un utopiste en partance. Monde, laisse moi embrasser les miens et préparer mon sac à dos, j'arrive...
11:30 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, citoyen du monde, résistance, monde
02.05.2007
Débat Royal - Sarkozy

Ah non mais celle là, c'est la meilleure. L'hôpital qui se moque de la charité. Non mais de quoi je me mêle vieux con ? Je t'écris moi pour te demander de voter Royal ? Non, alors cesse ta propagande. Recevoir de tels déchets propagandistes de la part de tels déchets politiques, c'est un honte.
18 h 05 : Sarkozy joue la victime, pauvre de lui : Encore une bonne. Nicolas Sarkozy se dit la victime d'un "déchaînement médiatique" et pointe du doigt Libération et Le Nouvel Observateur. Et oui monsieur Sarkozy, ça s'appelle la liberté de la presse. C'est étrange mais nous les démocrates nous y sommes très attachés. "Qui peut croire que les médias sont à ma solde ?" ajoute avec un culot dédaigneux celui qui a une pratique des médias très berlusconiesque. Ce n'est en tout cas pas moi qui vais verser une larme sur votre pauvre sort...
18 h 14 : Pourquoi Ségolène va gagner ou la leçon d'arithmétique : Certains ont pu être surpris par mon prompt enthousiasme à dire que Ségolène Royal allait gagner. Je m'explique donc. J'aurais envie de dire que celle que je trouvais fade et agaçante a fait une première semaine de campagne de l'entre deux tours absolument bluffante. Plus à l'aise, plus percutante, Royal se révèle être une bonne politicienne, finalement.
Pour l'explication réelle, je sais qu'il ne faut pas le faire, mais faisons ensemble un petit peu de calcul électoral. Si l'on prend les nombres de votants du premier tour (et non les pourcentages qui ne veulent rien dire), et que l'on essaye de prévoir qui peut voter pour qui, celà donne des chiffres intéressants. En prévoyant un report non systématique de l'extrême gauche sur Ségolène Royal, un report massif des électeurs de Nihous et de Villiers sur Sarkozy, un report franc mais pas total des frontistes sur Sarkozy et en prenant en compte le fait qu'une partie des centristes va s'abstenir ou voter blanc, une plus grande partie va voter Sarkozy et une plus grande partie encore va voter Royal, ça me donne quelques chose comme 16 300 000 voix pour Sarkozy et 16 500 000 voix pour Royal. C'est short, mais c'est jouable. En gros, si le Tout Sauf Sarkozy joue bien à l'extrême gauche, si l'extrême droite reste disciplinée derrière son chef et les électeurs hésitants du centre reviennent vers la gauche contre Sarkozy, mes enfants, les chiffres parlent d'eux-mêmes, c'est tout à fait envisageable.
18 h 32 : Les petits soldats sarkozystes me font rire : Il y a un blog sarkozyste que j'aime bien aller lire, c'est celui du jeune populaire Pierre-Henry Pouchelon. Je pensais qu'il ne pourrait pas faire plus drôle que cet article sur le débat Royal-Bayrou dans lequel il explique avec une verve réjouissante que ce débat est antidémocratique, que ce n'est pas juste, que Bayrou n'est même pas au second tour, que le petit Nicolas ne peut plus parler, que c'est même pas vrai que Sarkozy fait pression, tout ça, tout ça.
Et pourtant, le jeune Pierre-Henry ne m'a pas déçu. Il a été à la hauteur de mes espérances. Il raconte qu'il a été voir comment ça se passait dans le meeting de Royal à Charléty hier. Dès le titre, il s'offusque joliment : "on aurait dit un meeting altermondialiste !"... oh, my God, quelle horreur ! Il fustige le public anti-sarkozyste primaire de babas-cools, de bobos, de jeunes de banlieue soit disant instrumentalisés et de fumeurs de pétards. Il finit par cette inégalable conclusion : "J'espère plus que jamais que nous allons gagner le 6 Mai car ce que j'ai vu cet après midi à Charléty me fait très peur pour l'avenir de la France. Je n'ai pas envie que mon pays ait comme modèle les pays d'Amérique du Sud ou Cuba. J'attends mieux, je suis jeune et je souhaite par dessus tout que la France entre pleinement dans le XXIème siècle." Ah les jeunes sarkozystes, c'est beau quand même !
20 h 14 : Vous ne le répéterez pas, mais je suis surexcité à l'idée d'entendre ce débat. Ca me réjouit d'avance. Je suis le premier à dire que le choix Royal Sarkozy, c'est bof, mais quand même, les clashs gauche droite, ça me fait encore de l'effet à moi.
20 h 43 : A ceux qui pensent que je vais être très partial dans ce débat : Je les incite vivement à relire un article que j'avais écrit il y a quelques semaines sur Royal et les siens. Ici. C'est de loin ce que j'ai pu écrire de plus virulent depuis quelques mois... c'est peu dire !
20 h 48 : Débat orchestré de main de fer : Je viens d'apprendre que le débat sera mené par notre PDDA national et Arlette Chabot. Certes, mais y'a pas un journaliste de gauche dans la salle quand même ?!
20 h 51 : Quand le boudin va, tout va ! : France Info donne une info capitale. Les Français ont choisi le plateau télé pour regarder le débat. Comment le sait-on ? Un charcutier a vendu deux fois plus de saucissons que d'habitude. Investigation journalistique sans faille...
20 h 58 : Les médias sont prêts pour encenser Sarko : France Info donne le ton. Sarkozy le favori viril peut-il perdre ? La petite challenger féminine peut-elle survivre ? Merde. Faites chier quoi...
21 h : Un début étonnant : C'est parti, les compteurs sont à zéro ou presque. Sans avoir rien dit, celui e Royal est déjà à une seconde. Ca la fout mal. L'écologie sera reléguée au rang de sujet de société. Presque banal finalement. Sarkozy commencera, quelle surprise !
21 h 04 : Sarkozy veut un président de la République qui sera un président basé sur la culture du résultat.
21 h 06 : Plus qu'un débat, c'est une tournée de questions lancées. Rien d'un débat démocratique donc.
21 h 08 : "Oui, madame Royal, sur les violences, je suis responsable. J'ai été ministre de l'Intérieur pendant quatre ans." En voilà une phrase qui fait plaisir à entendre...
21 h 12 : Puisque Sarkozy se sent responsable, Royal l'attaque sur son bilan. Le regard suit la parole. Elle va lui tenir tête même si elle a commencé un peu dans les choux... Chic !
21 h 14 : "Je ne veux pas polémiquer avec Madame Royal"... c'est dommage on est là pour ça pourtant. Elle l'interrompt et lui, coulant, "bien sûr madame Royal"...
21 h 21 : Rien de bien intéressant sur le fond. J'aime beaucoup les petites piques incisives de Royal qui visent à déstabiliser le favori. Car il y a bien ici dans les postures un favori et un challenger. J'aime beaucoup l'effort de Sarkozy pour être doux, ses prises à témoin de PPDA et ses "mais Madame" répétés. Bon enfin la délinquance, ç va bien maintenant. On a vite fait parlé de réforme étatique avec la déconcentration mais ça a été vite évité. Dommage.
21 h 22 : Des notes sous la main, quelques sessions MSN ouvertes pour un suivi en live avec des amis. On en reparle à la fin...
21 h 25 : Ségolène Royal veut relancer la croissance. Pour elle, efficacité économique et justice sociale ne sont pas incompatibles. Nicolas Sarkozy commence ses attaques : "à force de parler de tout en même temps, vous allez finir par tout survoler". Il lui lance un "votre ami Blair" et il tente de la déstabiliser sur son manque de cohérence. Elle ne reprend pas ses failles dans les chiffres et les donneés. Dommage. Royal lance une contre attaque osée sur le MEDEF. On se rend coup pour coup.
21 h 44 : La bataille des 35 heures commence : Sarkozy veut que les gens puissent travailler plus pour gagner plus. C'est absurde. Si l'on travaille plus, a-t-on du temps pour le dépenser ? Royal elle, veut que les gens aient du temps à consacrer à leur famille et à leur vie personnelle. Le travail ne doit pas tuer le progrès. Bravo. Elle lui explique que valoriser le travail ça signifie le payer à sa juste valeur et non pas le rendre numériquement supérieur. Elle l'attaque sur le fait qu'il ne reviendra pas sur les 35 heures quoi qu'il dise et souligne l'incohérence de son discours. Vouloir travailler plus n'est pas pouvoir. Et travailler plus c'est ne pas ouvrir la porte à d'autres travailleurs et accroître le chômage. Bien vu.
22 h : Mi parcours : A mi chemin dans ce débat, les attaques fusent, souvent gentilles, parfois acerbes. L'opposition annoncée a bien lieue. Deux personnalités s'affrontent et à ce jeu là Ségolène tient tête dignement à Sarkozy. Après un démarrage maussade, elle a pris confiance. Elle est plus calme et plus à l'aise. Elle tient le débat. Elle mène la barque. Sarkozy commence à hésiter, à perdre patience, à bafouiller, il va craquer. C'est bon. Il n'ose jamais la regarder et préfère regarder les journalistes dont on se demande bien ce qu'ils font à cette table.
22 h 03 : Moment crucial, la politique de Sarkozy sur les prothèses dentaires. Essentiel.
22 h 06 : Mes voisins sarkozystes hurlent de plaisir devant une petite phrase de leur candidat. Je suis cerné.
22 h 14 : Ségolène Royal attaque la conception du pouvoir de Sarkozy "péremptoire et unilatérale". Sarkozy bafouille de plus en plus... La question fiscale ne doit pas être selon lui une question idéologique et la France ne peut pas faire l'Europe en ayant les impôts les plus élevés. Cela ne veut rien dire, mais il a l'air d'assumer son incompétence politique.
22 h 29 : Sarkozy : "je crois à la famille et au travail"... et à la patrie peut être ?
22 h 31 : Le débat a enfin porté sur l'enjeu écologique et Royal a raison, Sarkozy mélange tout. Il est incompétent sur ce sujet majeur dont il se fout. Elle n'a pas manqué de le souligner. L'Alliance lui a donné la note de 8/20, Ségolène a obtenu 16/20. Elle lui fait remarquer. Il tient tête sur les chiffres du nucléaire alors qu'il a tort. Il veut continuer dans le nucléaire et croît dans les bienfaits des biocraburants. Il ne veut pas commercer avec les pays qui ne respectent pas Kyoto. Dommage pour un pro-américain. Ségolène l'achève : "vous avez une approche très approximative sur un sujet majeur, il faudra que vous révisiez !" et d'ajouter "avec vous, tout est possible, même le pire !".
22 h 48 : Sarkozy veut une école de l'autorité et de l'ambition, une école à deux vitesses, l'une pour les riches, l'autre pour les pauvres. Là où Ségolène Royal veut une école de l'égalité, de la solidarité et de la culture. Sarkozy fustige les familles "réceptacles d'allocations" et les "familles défaillantes". C'est honteux de tenir de tels propos.
22 h 58 : Le clash a eu lieu : Ségolène Royal s'est emporté en toute sincérité. Elle n'a pas admis les paroles de Sarkozy sur un sujet qui lui tient à coeur, le handicap. Elle condamne le "summum de l'immoralité" atteint par Sarkozy. Il n'attendait que ça et lui fait son speech dédaigneux sur le fait qu'il faut être calme pour diriger un état. "Il faut garder ses nerfs" ajoute-t-il. Et elle de lui répondre "il y a des colères saines", "je ne m'énerve pas, je me révolte". Je suis touché par son élan d'indignation. Je crois voir une vrai parole dans son discours. Elle a su garder sa capacité de révolte et c'est essentiel. Quoi qu'en dise Sarkozy.
23 h 11 : Sarkozy drague Le Pen : Non à la Turquie. Non à un peuple d'Asie Mineure en Europe. Sarkozy ne connaît pas l'histoire de l'Europe. Pourtant l'Europe s'est toujours faite avec la Turquie. Historiquement la Turquie c'est l'Europe, n'en déplaise aux racistes.
23 h 30 : J'ai beaucoup de notes, mais je ne peux pas tout dire ici. On méprise l'Afrique en réduisant le continent au problème de l'immigration. On finit par la thématique immigration et insécurité, comme on avait commencé le débat. Pour avantager Sarkozy. D'un côté on veut un régime politique du changement, une VIème République qui interdit le cumul des mandats, instaure la proportionnelle, redonne un rôle au Parlement, se fonde sur le dialogue social. De l'autre, on veut rester à ces institutions sclerosées. Le choix est net. On finit avant une conclusion ratée par les deux candidats par une question ridicule : que pensez vous de votre adversaire. Ségolène refuse de rentrer dans ce jeu.
00 h 10 : Bilan : Les médias ont fait leur choix. Sarkozy a été pragmatique, convaincant. C'est la meilleure. Il s'est trompé sur presque tous les chiffres, il a été mauvais sur toutes les thématiques sauf celle de l'insécurité qui a été son combat raté de cinq ans. Mais ce n'est pas grave, les gens aiment le médiocre. Pour moi, Ségolène Royal a été brillante, sincère, forte, intelligente. Je n'aimais pas Ségolène Royal, je dois dire qu'elle m'impressionne et me touche depuis une semaine. Cette femme grandit. C'est positif. Quoi qu'en disent les médias, ouvrez les yeux. Ségolène Royal doit gagner dimanche. Le 6 mai, sans aucun doute, ce sera Ségolène Royal. J'espère que je ne suis pas le seul à avoir été séduit par sa prestation...
18:40 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : ségolène royal, nicolas sarkozy, débat
Regardez bien cet homme...
07:15 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, mai 68
01.05.2007
Merci Monsieur Le Pen...
En somme voilà une situation assez agréable. Sarkozy se retrouve avec ses 31 % et ceux de Nihous et de Villiers... ça fait donc du 34 %. La gauche pèse dans la balance 36 % comme annoncé il y a quelques jours.
Un partout, balle au centre. Un espoir est possible. Et si les centristes s'abstenaient et votaient majoritairement Ségolène Royal. La défaite de Sarkozy s'offrirait à nous. Quelle belle journée...
Je n'ai qu'une chose à dire... aux deux ninistes qui feront l'élection : aux électeurs de le Pen, soyez disciplinés face au chef ! Aux électeurs centristes, si vous hésitez, abstenez vous et sinon soyez un peu réalistes, voulez vous quelqu'un qui vous exploite ou quelqu'un qui dialogue avec vous ?
13:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : jean marie le pen, nicolas sarkozy, ségolène royal, françois bayrou, 6 mai 2007
30.04.2007
Il paraît qu'il ne faut pas diaboliser, moquons-nous alors !
Tu es tout seul ? Et pourquoi tu ne joues pas avec tes petits camarades là bas ?
Ils ne veulent plus te parler. Et pourquoi donc ? C'est parce qu'ils disent que tu veux toujours faire le petit chef. Ecoute Nicolas, je t'ai déjà dit de ne pas être autoritaire avec tes amis. Tu sais bien que ce n'est pas en tyrannisant tes copains que tu vas les garder. Je te l'ai pourtant déjà dit. Parfois, il faut savoir partager et laisser les autres prendre les commandes. D'accord ?
Quoi encore ? Pourquoi tu ne vas pas t'excuser et jouer avec eux, là ? Ils ne veulent plus de toi et Cécilia ne fais que regarder les garçons plus forts que toi. Je comprends mais tu ne peux pas rester là, ici c'est la table des grands et on discute. On discute de quoi ? D'histoires de grands, ça ne te regarde pas, tu auras tout le temps de comprendre tout ça plus tard. Oh, mais ne chouine pas. On parle politique, ça ne te regarde pas de toutes façons.
Bon Nicolas, arrête un peu tes caprices tu veux. Ici, tu vois, il y a des grandes personnes qui veulent débattre calmement sans cris et gesticulations. Alors cesse un peu tes bêtises...
Comment ça c'est stalinien ? Mais enfin, ne parle pas de ce que tu ne connais pas, voyons. C'est du délit de faciès ?! C'est la meilleure celle-là ! Je te l'ai déjà expliqué, le délit de faciès c'est quand toi et ton petit camarade Brice, vous traitez le petit Azouz d'égorgeur de mouton. Moi je n'ai rien contre toi, Ségolène et François non plus d'ailleurs. Ils veulent simplement parler dans le calme. Tu sais bien qu'ils n'aiment pas tes cris et tes caprices. Allez, arrête s'il te plaît.
Quoi encore Nicolas ? Ca suffit maintenant, va retrouver tes petits copains, Jean-Pierre, Jean-Louis, Rachida, Brice, Patrick, Christian, Nadine, Simone, François, Enrico, Faudel, Johnny, Didier, Doc, et les autres, prenez vos monstres Super Karcher, Terminargenteuil, Playstationgaredunord et arrêtez de nous ennuyer. Tu vois bien, ton nez dépasse à peine de la table et tu voudrais déjà faire comme les grands. Qu'est ce que j'ai fait au monde pour avoir un enfant si capricieux et turbulent ? Et ambitieux avec ça..."
Bonus Track : une petite chanson qui, avec son air de ne pas y toucher, n'est pas si petite que ça...
19:34 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (5) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Nicolas Sarkozy, débat Bayrou Royal, 6 mai 2007
27.04.2007
Toujours commencer par s'échauffer !
C'est ici...
21:20 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : 6 mai 2007, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, jeu, coup de boule
Sarkozy, ne crois pas que ce sera facile...
Pourtant, il faut bien avouer que certains signes sont bien diaboliques. Deux débats entre Ségolène Royal et François Bayrou ont été annulés. L'un avec la presse régionale, l'autre avec Canal +. Quand on sait que Sarkozy a la mainmise sur les médias et que Michel Denisot est un ami, il y a de quoi se poser des questions. Si l'on ajoute à cela que la ligue des Droits de l'Homme a fermement condamné le bilan de Sarkozy et que Sarkozy donne dans l'eugénisme et le racisme hémétiques, on peut se poser des questions.

10:50 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : nicolas sarkozy, UMP, Bayrou, Royal
26.04.2007
Bayrou, l'homme qui s'est payé notre tête...




00:17 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (8) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : François Bayrou, UDF, Parti Démocrate, Ségolène Royal, Nicolas Sarkozy, consigne de vote, 6 mai 2007
breant.hugo@yahoo.fr






