14.06.2007

Et maintenant ?

Le pays a pu "s'exprimer". Une certaine France a fait le choix du conservatisme à l'allure dynamique et de la rénovation aux accents passéïstes. Voilà le choix de société que les français ont fait. Celui du bonapartisme au pas de course, de l'ultra incarnation providentialiste, de la confusion totale des pouvoirs, de la mise au ban des alliés politiques, de la satellisation tutélaire de l'opposition, du baillon médiatique et de l'endoctrinement des esprits. Voilà le choix qu'ils ont fait. Celui d'un demain qui ressemble étrangement à aujourd'hui et qui a tendance à ne pas écouter les leçons d'hier. Celui d'un pays où l'utopie n'a pas droit de cité. Le choix du degré zéro de la politique.


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Le monde pourrait s'exprimer. Et c'est bien un certain monde qui prend la parole. Celui du groupuscule ubuesque des 8. Et ce monde là a fait le choix de l'indifférence face aux tourments. Il plonge inexorablement la tête dans un sable de plus en plus mouvant, de plus en plus brûlant. Et la doctrine capitaliste triomphe chaque jour un peu plus, empoisonnant chaque parcelle de terres vierges, gangrénant même jusqu'aux pays les plus communistes de cette Terre, emportant avec elle tous les espoirs d'humanité, au nom de l'américanisme européanisé. Les "démocraties représentatives occidentales" se font la vitrine de l'idéal libertaire et révolutionnaire alors qu'elles ne sont que des ersatzs de dictatures, des parodies aristocratiques ou des produits de cette philosophie politique méprisante qui dressait le portrait de la plèbe violente, de la populace grouillante et de la foule miséreuse.


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Un monde écologique, humain, solidaire, fraternel, libre ? C'est plaisant pour une soirée de rêveries autour du feu, c'est rafraîchissant dans les esprits rebelles de quelques jeunes gauchistes, c'est élégant sur le fronton républicain, mais ça n'a pas sa place dans une planète qui tourne à l'envers, dans un monde où l'Homme passe après l'homme.

Pourquoi se battre ? Pour quoi se battre ? La réponse semble évidente. Mais surtout, comment lutter ? Avec les mêmes armes que l'ennemi ? C'est perdu d'avance. Par le dialogue et l'écoute ? Alors qu'en face, la répression est toujours plus forte et que l'ancien monde rend coup pour coup, il faudrait être fou. Avec la vertu et l'exemple ? Dans ce cas, il faudrait que nous soyons tous des êtres irréprochables, que chacun de nos noms entre dans l'Histoire, que des Gandhi et des Martin Luther King naissent en chacun de nous. Et c'est peu de dire que l'opération semble improbable. Par la violence, les cris et le sang ? Nous en aurons, il n'y a aucun doute là dessus, mais le salut vient rarement du chaos. Par l'activisme sur tous les terrains ? La tâche semble longue, dure et presque irréalisable.


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La seule chose sûre à mes yeux, c'est que les hommes et femmes libres de ce monde savent très bien que leurs tâches sont immenses, qu'ils n'arriveront pas à changer de mondes et que leur travail est perdu d'avance... Alors est-ce à dire que nous sommes des martyrs, des kamikazes et des fous qui luttent pour leur bonne conscience ? Peut-être... Mais gardons alors à l'esprit que rien n'est impossible quand des fous laissent vagabonder leurs utopies. Rien !

Pour ma part, je suis complétement déboussolé. Même si j'avais fait de cette phrase "devenir acteur de l'actualité et non spectateur" la devise de mon blog, j'ai depuis quelques temps l'envie de m'asseoir sur un banc et de regarder passer à toute vitesse ce monde qui veut foncer dans le premier mur venu. J'ai envie de descendre de ce train dément qui, lancé à grande vitesse, ne prend pas le temps de regarder le paysage et de profiter du voyage merveilleux qu'il a la chance de vivre.


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Me voilà complétement perdu dans ce monde étrange. Dans ce monde qui a peur de ses rêves, de ses désirs, de ses passions. Peur de la simplicité et de l'Humanité. Peur de l'avenir et de sa propre nature. Comment croire en une lueur dans ce monde qui ne laisse pas sa place à nos rêves ? Comment voir un bout à ce tunnel qui n'offre pour décor que la désolation, la guerre et la pauvreté ? Comment croire que l'Homme se cache encore dans les hommes ? Comment y croire encore ou l'espérer ? Pouvons-nous y arriver ? Je ne le crois plus. Et pourtant, plus que jamais, paradoxalement, j'ai envie de me battre, d'y consacrer ma vie, d'offrir chaque seconde de mon temps à ces combats. De vibrer, de partager et de me lever avec ces mondes en lutte(s)...

08.04.2007

Le 22 avril, je vote pour...

Il reste 14 jours avant le scrutin présidentiel. Cette campagne a été longue et, disons le, bordélique. Candidats indignes. Thématiques improbables. Sondages outrageusement menteurs. Médias misérablement incompétents. Belle campagne. Pas fier.

Et à l'instar de cette campagne, mon choix a été compliqué. Petit retour sur mon cheminement chaotique. J'avais commencé par dire que je voterais, une fois les programmes sous les yeux, sur des thématiques qui me tiennent à coeur : écologie, institutions et relations internationales. Puis, quand Bové a annoncé sa venue, après avoir longtemps pensé que sa place n'était pas ici, je me suis dit que je voterais Bové. Avant de déchanter en me disant que, quand même, son programme étatico-étatiste n'était pas vraiment ma tasse de thé.

Puis, emballé et ankylosé par la poussée du centriste béarnais et surtout paralysé par l'idée de vivre cinq ans sous le joug sarkozyste, je me suis dit que je voterais "utile". Une pince sur le nez. Le ralliement de Corinne Lepage m'a aidé à m'y faire. Quelle connerie ! Rassurez vous, j'étais lucide, je savais que je voterais à droite, pour un candidat démago de la démocratie chrétienne qui fait croire à un penchant à gauche pour gagner avec opportunisme, là où Le Pen ne peut qu'échouer.

Et finalement, j'ai enfin ouvert les yeux. Le vote en temps normal n'est pas une "expression du citoyen" mais simplement un choix démocratique. Mais si l'on nous retire ce choix, en agitant les peurs et les vieux souvenirs, ce régime n'a plus rien de démocratique. Alors je vais faire ce que j'aurais toujours dû faire. Pour ma première présidentielle, je vais voter par conviction. En 2007, je vais voter pour l'écologie, l'altermondialisme, l'ancapitalisme, l'internationalisme, la solidarité, la fraternité, le respect. Je vais voter pour les Verts et pour Dominique Voynet.


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Voter écolo, à quoi ça sert me direz vous si la candidate est à 1 % dans les sondages ? Et voter soit disant rationnel, pragmatique et utile, à quoi ça sert alors ? Le vote n'est jamais utile ou inutile. Et puis, merde aux sondages et merde aux stratégies électoralistes qui ne sont ni plus ni moins qu'un renoncement à la démocratie. Je suis un citoyen, je vote pour qui je veux. C'est ça la démocratie. Font chier avec leurs prise d'otage !

Chaque parti a signé le pacte écolo de Hulot, faisant croire à un soudain ralliement à la cause. Mais il ne faut pas s'y tromper, tout le monde ne sait pas, ne peut pas ou ne veut pas porter l'écologie politique. Le seul parti qui a fait ses preuves localement en la matière, ce sont les Verts, et ce depuis vingt cinq ans.

Et si par hasard les Verts venaient à faire un score ridiculement bas lors de cette élection. Et si par malheur, les Verts pesaient autant que les chasseurs. Alors, l'écologie politique serait morte, à la présidentielle, aux législatives, aux régionales, aux cantonales et aux municipales. L'écologie politique serait annihilée. Est-ce cela que nous voulons ? Pas moi. Alors qu'on ne vienne pas me dire que Le Pen, Sarkozy ou Bayrou au second tour ça sera de ma faute. Si les socialistes n'y sont pas, ils n'auront qu'à se demander s'il fallait vraiment se détacher de leur gauche et de leur côté écologiste pour aller pactiser avec les thèses centristes, racistes et nationalistes.

Les Verts à 1 % ne pourraient pas se faire entendre dans une coalition de gauche. Plus jamais. Vous me direz, il faudrait déjà que la gauche passe. Certes. Mais je vois plus loin, je ne résonne pas qu'avec la présidentielle. Car la latitude du (de la) futur(e) président(e) dépendra beaucoup des législatives. Les Verts ne doivent pas y tenir une place de figurant. Et pour cela, il faut que le parti réussisse sa présidentielle. Les Verts sont un parti écologiste et humaniste qui doit peser. Plus que jamais.

Alors pour moi, le 22 avril, ça sera la révolution écologique de Dominique Voynet ! Et cette fois si, ce sera sans peur, mais avec bonheur et conviction ! A bon entendeur...


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25.03.2007

Leçon d'écologie pratique ou de l'art de sortir de l'état de troupeau !

Avant de vous parler en long en large et en travers des premières journées du cinquième pouvoir et de la deuxième rencontre Isegoria sur le thème du pouvoir local du citoyen, je profite de ce dimanche pour vous faire partager une petite idée assez marrante qui est arrivée jusqu'à mes oreilles récemment.

Je suis sûr que vous aussi, vous recevez des tonnes de publicité dans vos boîtes aux lettres. Vous avez beau écrire "Pas de publicité SVP", rien n'y fait, ça finit par arriver. C'est agaçant n'est ce pas de rentrer chez soi et de jeter illico tout ça à la poubelle ? Alors voici une petite technique qui ne fera pas particulièrement avancer le bouzin mais qui, si elle est un peu pratiquée par certains, pourrait au moins faire réagir ou tout du moins défouler !


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Lorsqu'avec vos factures vous recevez des prospectus de publicités, au lieu de les jeter, laissez donc le soin à l'expéditeur de gérer lui même ce temps de cerveau disponible qu'il vous fait parvenir. Remettez les pubs avec votre paiement. Après tout, nous n'avons rien demandé, nous...

Et puis, lorsque vous recevez des publicités à renvoyer avec des enveloppes pré-affranchies "T". Surtout ne souscrivez pas à ces daubes. En revanche, mettez la pub dans l'enveloppe et renvoyez tout ça par la Poste. Ou l'enveloppe "T" seule au pire... Retour à l'expéditeur rapide.

Et là où ça devient encore plus marrant, c'est qu'on peut s'amuser à faire faire du pays à ces pubs encombrantes. La réduction du supermarché du coin, envoyez là à votre banque. La promo de l'opticien, à la boucherie Sans Os. La présentation du nouveau resto chinois du quartier, direction le serveur de téléphonie. Ainsi de suite...

Du coup, tous ces fournisseurs de pubs qui vous harcèlent paieront deux fois leur pubs, à l'aller et au retour...

Bon, j'avais prévenu, ça ne changera pas le monde, ça ne fait pas avancer l'écologie politique, mais au moins ça permet d'apprécier un peu plus l'écologie pratique... Cette petite action citoyenne permet surtout de montrer que nous ne sommes pas un troupeau de moutons de Panurge qui avale sans rien dire tous les détritus de cette société un poil consumériste sur les bords !


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28.02.2007

Et le changement, c'est pour quand ?

Il y a quelques jours, Agoravox publiait mon article sur les Kogis écrit pour Des mondes en lutte(s).

A mon grand étonnement, l'accueil était très bon et tout le monde avait l'air touché par le destin de ce peuple en perdition. Alors je me suis demandé pourquoi, alors que tout le monde a désormais conscience des enjeux écologiques et humanitaires majeurs, rien ne change. Nous savons, nous pouvons, nous devons et puis rien...

Sur le blog de Ecolo du jour, j'ai ensuite découvert deux vidéos qui ont poursuivi ma réflexion. Même Charles Aznavour se met à chanter l'écologie sur des mélodies langoureuses. Même Arno prend le problème à bras le corps. Et d'ailleurs je crois qu'Arno apporte une des réponses à ma question "Pourquoi le monde ne change pas ?" : "ça fait moins peur de mourir à plusieurs. Avec ardeur, nous sommes nos fossoyeurs."

A méditer !


La terre meurt - Charles Aznavour



Mourir à plusieurs - Arno

23.02.2007

Allégorie...

Lu dans Télérama, un échange de courriers de lecteurs qui reflètent assez bien, à mon goût cette société. Soit dit en passant, oui, il m'arrive de lire Télérama alors que je n'ai même plus la télé. Comme quoi...

Courrier d'un lecteur à Télérama :

"Bien belle émission que celle de Yann Arthus Bertrand sur notre planète menacée par la raréfaction de l'eau. Mais pourquoi devait-elle être précédée et suivie d'une pub pour les centres de lavage Elephant bleu, où l'on gaspille des milliers de litre d'eau pour faire briller sa petite voiture ?"

Réponse du service presse d'Elephant bleu :

"Nous comprenons la surprise de votre lecteur. Il est cependant cohérent qu'Elephant bleu sponsorise une émission telle que Vue du ciel. Depuis sa création, le concept même des centres Elephant bleu s'inscrit dans une démarche citoyenne. Le lavage haute pression est le moyen le plus économique de laver sa voiture : il ne nécessite que 50 à 60 litres d'eau par véhicule, tandis que le lavage à domicile consomme de 200 à 300 litres et le lavage aux rouleaux, 100 à 350 litres. De plus, tous les centres Elephant bleu suivent un cahier des charges très strict sur les critères de qualité et de respect de l'environnement."


Ah bah oui, vu comme ça, évidemment, tout est relatif. On est cons, nous, les écolos, on dit que Elephant bleu ça gaspille de l'eau inutilement alors qu'en fait, c'est super écolo de rouler dans une voiture et de la laver chez Elephant bleu... on s'en pose des problèmes quand même nous des fois ! Pfiou... c'est quand même plus simple comme ils disent chez Elephant bleu.


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13.02.2007

Y'a une c...... dans l'potage !

J'aime la cohérence programmatique de cette campagne présidentielle 2007. Remarquez, c'est pas la première fois qu'on fait pas dans la dentelle idéologique mais là, je dois avouer que je suis toujours plus étonné par ce joyeux bazar. Je pourrais presque rire si l'enjeu n'avait pas son importance.

Par exemple, les candidats se rejoignent pour dire que l'un des thèmes majeurs de la campagne sera l'augmentation du pouvoir d'achat des français. Alors chacun planche pour savoir comment qu'on fait déjà pour que les ch'tits français ils n'en consomment plus des choses inutiles. Comment qu'on fait déjà pour que les gens ils aient pas des oursins dans leurs poches toutes trouées ? En v'là une question qu'elle est bien bonne qu'ils se disent les candidats. En plus, ça permet de se gagner des électeurs. Pensez donc. Si je dis que je vais donner plus de sous aux gens, les gens comme ils sont un peu cons, ils vont voter pour moi. Fastoche qu'ils se disent les candidats.

En parallèle, voilà la fine équipe des candidats, moins quelqu'uns, qui arrive la bouche en coeur en disant que la France deviendra grâce à eux un pôle d'excellence écologique. La France, elle s'ra vachtement plus écolo avec moi, qu'ils disent les candidats. Mais si, regardez, j'ai signé le truc à Hulot, qu'ils rajoutent. Si c'est pas une preuve ça, qu'ils concluent les candidats.


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Super. Chouette. Magnifique. Mais au fait, on leur a dit aux candidats que consommer et par extension produire pour qu'il y ait quelque chose à consommer, avec nos structures actuelles, c'est tout sauf compatible avec des exigences écologiques. Non parce que là, on dirait qu'ils n'ont pas vu cette légère, mais néanmoins fondamentale, erreur.

03.02.2007

C'est pas moi qui le dit !

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"Face à l'urgence, le temps n'est plus aux demi-mesures: le temps est à la révolution au sens authentique du terme. La révolution des consciences. La révolution de l'économie. Et la révolution de l'action politique."

Jacques Chirac

Le président de la République aurait même ajouté : "El pueblo unido, jamas sera vencido !" Mais là, les sources sont moins catégoriques.

Bon alors, Isabelle et So-Ann, je me trompe ou je vous ai pas entendu traiter Chirac de "jeune gauchiste, anarchiste, utopiste et révolutionnaire."

Courageuses mais pas téméraires c'est ça ? Ouais, enfin je vois qu'on ne dit pas aux uns ce qu'on se permet de dire aux autres...

PS : Lundi, c'est le 5 février. Et le 5 février, c'est le début de mon second blog Des mondes en lutte(s)... à lundi j'espère !

01.02.2007

5 minutes, ça suffit pas !

Voilou m'sieurs, dames, damoiselles, on a fait comme vous aviez dit ! On a fait pété le disjoncteur pendant cinq minutes, nous laissant dans la quasi obscurité (je dis quasi parce qu'il y avait du feu dans la cheminée et puis surtout les lumières des voisins !)...

Donc ça, c'est fait ! 5 minutes de (bonne) conscience écologique. Maintenant, faut juste comprendre qu'il faut pas s'arrêter là. L'écologie, c'est pas cinq minutes avant le JT de TF1...

Commentaire d'Aureliano Buendia sur son blog La fin du capitalisme :

"Wahhh ! le bide !
Je sais pas chez vous, hein, mais d'où je suis, j'ai vue sur à peu près tout Paris...
Ben rien !
une voisine en face, énervée, à sa fenêtre "bande de gougniafiers, qu'est ce que vous attendez pour éteindre ?".
Les autres rien, vautrer devant leur télé, comme d'hab. Et vous savez pas quoi, ben dans 79 jours... ils vont aller voter. Ouais.
Et après certains s'étonnent qu'on s'énerve...

voilà. on l'a fait votre opé gentille.
On peut revenir à la désobéïssance civile maintenant ou on attend comme des veaux que ce monde crève ? "


Pareil...

5 minutes de répit pour la planète

"1er février 2007. L’Alliance pour la Planète (groupement national d’associations environnementales) lance 5 minutes de répit pour la planète, un appel simple à l’attention de tous les citoyens : le 1er février 2007 entre 19h55 et 20h00, éteignez veilles et lumières.

Il ne s’agit pas d’économiser 5 minutes d’électricité uniquement ce jour-là, mais d’attirer l’attention des citoyens, des médias et des décideurs sur le gaspillage d’énergie et l’urgence de passer à l’action ! 5 minutes de répit pour la planète : ça ne prend pas longtemps, ça ne coûte rien, et ça montrera aux candidats à la Présidentielle que le changement climatique est un sujet qui doit peser dans le débat politique.

Pourquoi le 1er février ? Ce jour là sortira, à Paris, le nouveau rapport du groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) des Nations Unies. Cet événement aura lieu en France : il ne faut pas laisser passer cette occasion de braquer les projecteurs sur l’urgence de la situation climatique mondiale.

Si nous y participons tous, cette action aura un réel poids médiatique et politique, moins de trois mois avant l’élection présidentielle !"


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Eteindre ses lumières et ses veilles le 1er février 2007 de 19h55 à 20h c'est bien. Si le mouvement est massivement suivi, il permettra un coup de communication énorme qui devrait être repris par les grands médias et participerait à la prise de conscience massive qui s'exerce en ce moment. Si ce mouvement est massivement suivi, il permettrait en plus d'obtenir une donnée scientifique non négligeable et tout à fait exploitable, la mesure de la chute de consommation électrique pendant ces 5 minutes.

Eteindre ses lumières et ses veilles, profiter au maximum de la lumière du jour, baisser la température chez soi, aérer régulièrement son logement, éviter les produits jetables et les petites portions suremballées, trier ses déchets, boire l'eau du robinet, déboucher un évier ou un lavabo manuellement et sans produit toxique, entretenir son réfrigérateur, économiser l'eau, prendre des douches et non des bains, optimiser la cuisson de ses aliments, éviter au maximum l'usage du four traditionnel et si possible du micro-ondes, éviter les fuites d'eau, optimiser sa chasse d'eau, ne rien jeter dans ses toilettes, contrôler le débit de ses robinets, choisir des lessives propres, isoler son logement, utiliser au maximum des énergies renouvelables, manger des produits issus de l'agriculture biologique, consommer local et de saison de préférence, ne pas laver sa voiture trop souvent, privilégier la marche à pied, le vélo, le train ou les transports en commun à la voiture et à l'avion, favoriser le covoiturage, éviter la climatisation, éviter les emballages superflus et les sacs en plastique, recycler ses piles, ne pas acheter de meubles fabriqués avec des bois tropicaux, ne pas jeter de déchets en pleine nature ou dans la rue, s'informer et relayer les informations, tous les jours, c'est mieux. Si ce mouvement était massivement suivi, il deviendrait un coup médiatique colossal et serait l'indice d'une réelle prise de conscience et de l'amorce d'un changement écologique et durable.

L'écologie se vit, jour après jour, à chaque geste. Nous pouvons tous agir ! Alors, agissons...

08.01.2007

L’écologie avant tout ?

Aujourd’hui encore, une majorité de gens se demande pourquoi l’écologie doit être un enjeu premier. Il apparaît clairement que tous ne voient pas l’urgence dans laquelle nous placent les problèmes environnementaux, la nécessité de se pencher sur ces difficultés et de leur trouver des solutions rapides et massives, que tous ne voient pas l’utilité de l’écologie. En parler certes, mais de là à agir...


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Je m’en rends compte tous les jours quand j’explique autour de moi que, les problèmes environnementaux, s’ils ne sont pas pris en charge maintenant et réellement, mèneront à des troubles sociaux et humains. Protéger la Nature à court terme, c’est sauvegarder l’Humain à long terme.

Mais le coût est trop élevé pour certains qui préfèrent se dire que tout ça n’est que pure fiction ou que, si tout ceci est bien vrai, les problèmes arriveront après leur mort et qu’il ne sert donc à rien de s’en préoccuper.

C’est vrai après tout pourquoi s’inquiéter quand nos enfants pourront tenter, au pied du mur, pieds et poings liés, de ne pas voir leur monde s’autodétruire ?


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Mais les ennuis ne s’arrêtent pas là. Ces mêmes personnes me répondent qu’il faut avant tout faire dans le social, assurer l’équité, la justice, l’ordre de cette société. Là est l’impératif. Et moi, naïvement pensent-ils, de leur répondre qu’il ne sert à rien de créer une société idyllique si celle-ci n’est pas viable. Pourquoi fonder le paradis humain sur un enfer environnemental ?

Ne pas s’occuper de l’écologie c’est laisser poindre d’ici dix ans, vingt ans peut-être, trente tout au plus, des crises économiques liées aux problèmes énergétiques, des tensions sociales avec le problème de l’immigration massive des « exilés écologiques » chassés par la montée des eaux, la désertification ou toute sorte de dérèglement climatique. Il est facile de dire que le 21ème siècle sera écologique ou ne sera pas. La formule est aisée... mais bien réelle.


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Alors faut-il créer une société parfaite ou assurer un monde vivable ? La réponse est simple... les deux ! Il faut bien faire comprendre à toutes ces personnes que dire que l’écologie doit être notre première lutte, notre combat quotidien, notre première source d’investissements et l’orientation primordiale de nos énergies, ça ne veut en rien dire qu’il faut délaisser la société ! Je crois, sans trop me tromper, que l’Homme est capable de se battre sur plusieurs fronts...

Alors cessons de trouver de faux prétextes pour ne pas agir et créons un monde vivable et une société pour y vivre !

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