23.01.2007

Le parti attrape tout !

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Le "catch all party" ou "parti attrape tout" est un type de parti politique théorisé par Otto Kirchheimer. Ce modèle partisan est né avec la montée de la désidéologisation dans des sociétés consensuelles. Le but de ce parti est de rechercher une audience électorale maximum, même en dehors des périodes de campagnes électorales. Son organisation s'oriente autour de la quête de ces supports électoraux et de ces soutiens. Le second but de ce type de parti est de faire accéder au pouvoir ses dirigeants, puis de les y maintenir.

C'est pas moi qui le dit, c'est Kirchheimer. Quoi ? Vous reconnaissez quelqu'un dans cette description. Sachez que toute ressemblance avec des personnes ou des situations existantes ou ayant existé ne saurait être que fortuite. Et ça c'est pas Kirchheimer qui le dit, c'est moi !...


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12:30 Publié dans Démocratie | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : catch all party, parti attrape tout, Kirchheimer, désidéologisation

12.12.2006

Lettre à Quitterie Delmas (et à François Bayrou)

A Quitterie Delmas, à François Bayrou, et aux militants UDF,

Depuis quelques semaines, l'UDF parle de l'éventualité de la mise en place "d'un gouvernement d'union nationale" si elle arrivait au pouvoir.

Cette idée est séduisante certes, je suis le premier séduit par la possibilité de dialoguer avec tous, mais il est temps d'expliquer ce que vous entendez par là.

Est-ce que dialoguer avec tous signifie dialoguer avec la droite ET la gauche ? Est-ce que dialoguer avec tous signifie ouvrir les portes gouvernementales à tous les acteurs sociaux ? Est-ce que dialoguer avec tous signifie gouverner avec la société civile ?


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Pour ma part, j'ai cru comprendre que vous vouliez travailler autour d'une table avec tous les acteurs du champ politique et de la société civile. Pourquoi pas. Certains diront que ce n'est pas efficace. C'est à voir.

Cependant un problème majeur se pose. Ce type de gouvernement a pour but de représenter "tout le monde". Or, tout le monde ne peut être représenté. La société civile n'est pas la représentation de tous. Pour la simple et bonne raison que la société n'est pas même son propre reflet.


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Mais si vous tentiez l'aventure en affirmant que vous pouvez représenter tout le monde, il y aurait alors un grand danger, celui de faire devenir illégitime toute revendication, toute opposition à ce gouvernement. Comment dès lors être en désaccord puisque vous pourrez répondre, d'un seul homme : "Ta gueule, je te représente !" ?

Là est le danger, celui d'exclure plus que jamais les individus, de les exclure et de les rendre illégitimes...

Alors Quitterie et les autres, qu'en pensez vous ? Qu'avez vous à nous dire sur ce point ?

06:50 Publié dans Démocratie | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Quitterie Delmas, UDF, union nationale, gouvernement, représentation

09.10.2006

Démocratie ?

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La démocratie moderne a refusé d'adopter le tirage au sort comme mode de désignation des gouvernants. Ce système que l'on jugeait archaïque avait un risque, il permettait à tous de prendre le pouvoir, y compris les plus mauvais citoyens et les pires individus. On a donc préféré l'élection à ce système qui avait pourtant était utilisé par un modèle, la démocratie athénienne. Nous voilà ainsi plongés avec l'élection dans la démocratie, la vraie, celle qui choisit, librement, qui vote, qui se responsabilise. Enfin, c'est ce qu'ont fait croire les aristocrates du 18ème siècle, trop soucieux de ne pas donner le pouvoir au petit peuple. Résultat, la démocratie la voilà.

En 2002, Jacques Chirac est élu président de la République grâce à ses 19,88 % du premier tour, les 82 % du second tour n'étant qu'une farce. Si l'on redonne aux chiffres leur vraie valeur, c'est à dire qu'on compare au nombre d'inscrits sur les listes électorales et au nombre de français, Jacques Chirac a été choisi par 13,75 % des électeurs et 9,619 % des français. Il est donc le président de moins d'un français sur dix !

Plus récent, Alain Juppé élu au premier tour avec 56,24 % des suffrages est en réalité choisi par 24,76 % des électeurs et 13 % des bordelais. Ah, les chiffres...

Y'a rien qui vous gêne là quand même ?

20:30 Publié dans Démocratie | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

14.09.2006

La révolution sent le purin d'ortie... Deuxième !

Il y a quelques jours, je vous expliquais que la loi d'orientation agricole du 5 janvier 2006 était une menace pour notre patrimoine, l'agriculture biologique et plus largement nos libertés individuelles.

Pour agir, il suffit simplement de compléter la lettre type qui suit et de l'envoyer par e-mail à votre député et/ou à votre sénateur (vous trouverez leurs adresses ici). Si nous sommes nombreux à effectuer cette petite opération, le texte sera peut-être remis sur la table pour être à nouveau étudier par nos représentants.

Pour connaître l'ampleur de la mobilisation citoyenne, il serait utile de joindre une copie des mails envoyés à l'adresse suivante :
lettre@purindortie.fr

Alors, citoyens,  à vos claviers...



Lettre à envoyer :


M/Mme X (votre nom)                        Madame / Monsieur  Y


adresse                        Député de Z / Sénateur de/Ministre


(si envoi postal, sinon l'adresse mail suffit)                        adresse


                                                                                                                                                                                                Ville, le ....


 


Objet : demande de modification de la loi d'orientation agricole du 5 janvier 2006 afin de rétablir l'autorisation d'utiliser, détenir et recommander les produits phytosanitaires de fabrication maison.


 


Monsieur / Madame le Député / le Sénateur / Le Ministre


 


Dans son article 70 section 1, la loi d'orientation agricole du 5 janvier 2006 stipule que :


« Art. L. 253-1. - I. - Sont interdites la mise sur le marché, l'utilisation et la détention par l'utilisateur final des produits phytopharmaceutiques s'ils ne bénéficient pas d'une autorisation de mise sur le marché ou d'une autorisation de distribution pour expérimentation délivrée dans les conditions prévues au présent chapitre.


« L'utilisation des produits mentionnés au premier alinéa dans des conditions autres que celles prévues dans la décision d'autorisation est interdite.


« II. - Au sens du présent chapitre, on entend par :


« 1° Produits phytopharmaceutiques : les préparations contenant une ou plusieurs substances actives et les produits composés en tout ou partie d'organismes génétiquement modifiés présentés sous la forme dans laquelle ils sont livrés à l'utilisateur final, destinés à :


« a) Protéger les végétaux ou produits végétaux contre tous les organismes nuisibles ou à prévenir leur action ;


« b) Exercer une action sur les processus vitaux des végétaux, dans la mesure où il ne s'agit pas de substances nutritives ;


« c) Assurer la conservation des produits végétaux, à l'exception des substances et produits faisant l'objet d'une réglementation communautaire particulière relative aux agents conservateurs ;


« d) Détruire les végétaux indésirables ;


« e) Détruire des parties de végétaux, freiner ou prévenir une croissance indésirable des végétaux ;


« 2° Mise sur le marché : toute remise à titre onéreux ou gratuit autre qu'une remise pour stockage et expédition consécutive en dehors du territoire de la Communauté européenne. L'importation d'un produit phytopharmaceutique constitue une mise sur le marché.


« III. - Un produit phytopharmaceutique dont la mise sur le marché au sens du 2° du II est soumise à autorisation et ne bénéficiant pas d'une telle autorisation sur le territoire français peut y être produit, stocké et peut circuler dans la mesure où ce produit est autorisé dans un autre Etat membre de la Communauté européenne.


« IV. - Les dispositions du présent chapitre s'appliquent également aux adjuvants vendus seuls ou en mélange et destinés à améliorer les conditions d'utilisation des produits phytopharmaceutiques.


« Art. L. 253-2. - Lorsqu'un danger imprévisible menaçant les végétaux ne peut être maîtrisé par d'autres moyens, l'autorité administrative peut autoriser, pour une durée n'excédant pas cent vingt jours, la mise sur le marché d'un produit phytopharmaceutique ne satisfaisant pas aux conditions fixées à l'article L. 253-4.


« Art. L. 253-3. - Dans l'intérêt de la santé publique ou de l'environnement, l'autorité administrative peut prendre toute mesure d'interdiction, de restriction ou de prescription particulière concernant la mise sur le marché, la délivrance, l'utilisation et la détention des produits mentionnés à l'article L. 253-1.


« Art. L. 253-4. - A l'issue d'une évaluation des risques et des bénéfices que présente le produit, l'autorisation de mise sur le marché est délivrée par l'autorité administrative après avis de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, si les substances actives contenues dans ce produit sont inscrites sur la liste communautaire des substances actives, à l'exception de celles bénéficiant d'une dérogation prévue par la réglementation communautaire, et si l'instruction de la demande d'autorisation révèle l'innocuité du produit à l'égard de la santé publique et de l'environnement, son efficacité et sa sélectivité à l'égard des végétaux et produits végétaux dans les conditions d'emploi prescrites.


« L'autorisation peut être retirée s'il apparaît, après nouvel examen, que le produit ne satisfait pas aux conditions définies au premier alinéa.


« Un décret en Conseil d'Etat fixe la durée des différentes phases d'instruction des dossiers et les délais maximums pour chacune de ces phases, les conditions de délivrance, de retrait, de suspension ou de modification, la durée et les modalités de publication des autorisations de mise sur le marché.


« Art. L. 253-5. - Toute modification dans la composition physique, chimique ou biologique d'un produit bénéficiant d'une autorisation de mise sur le marché en application des dispositions prévues à la présente section doit être portée à l'attention de l'autorité administrative compétente et peut faire l'objet d'une nouvelle demande d'autorisation de mise sur le marché.


« Art. L. 253-6. - Les emballages ou étiquettes des produits mentionnés à l'article L. 253-1 dont la vente est autorisée doivent porter d'une façon apparente, au moins en français, outre les indications prescrites en application des articles L. 253-12 et L. 253-13, les conditions d'emploi fixées dans l'autorisation de mise sur le marché.


« Ils doivent mentionner également les précautions à prendre par les utilisateurs et notamment les contre-indications apparues au cours des essais et énoncées dans l'autorisation de mise sur le marché.


« Art. L. 253-7. - Toute publicité commerciale et toute recommandation pour les produits définis à l'article L. 253-1 ne peuvent porter que sur des produits bénéficiant d'une autorisation de mise sur le marché et sur les conditions d'emploi fixées dans ces autorisations.


« Art. L. 253-8. - Le détenteur d'une autorisation de mise sur le marché est tenu de communiquer immédiatement à l'autorité administrative compétente tout fait nouveau de nature à modifier l'évaluation du risque pour la santé humaine ou animale ou pour l'environnement du produit autorisé. »


 


Cette loi interdit donc formellement la détention, l'utilisation et la recommandation de produits phytosanitaires de fabrication maison. La détention et l'utilisation sont aujourd'hui passible de 3 mois de prison et 30 000 euros d'amende, leur recommandation, de 2 ans de prison et 75 000 euros d'amende.


 


Je suis conscient que ces produits contiennent des substances actives et que leur recette doit être publiée avec les précautions d'emploi et les conditions d'usage mais je m'oppose formellement à aux interdictions susmentionnées pour plusieurs raisons :


-         élaborés à partir de substances naturelles, ces produits ne sont pas rémanents dans l'environnement. Chaque substance naturelle dispose en effet de son dégradateur naturel. A l'heure où selon la dernière étude de l'IFEN (Institut Français de l'environnement), 96 % des eaux de surfaces contrôlées et 61 % des eaux souterraines sont contaminés par les pesticides, on ne peut interdire, voire même seulement limiter l'usage des produits phytosanitaires naturels.


-         Ces recettes sont le résultat d'une transmission et d'un enrichissement de savoirs et savoir-faire culturels et ancestraux. Elles sont un patrimoine commun, qui ne saurait être privatisé au bénéfice de quelques-uns disposant des moyens financiers pour obtenir l'autorisation de leur mise en marché.




Parce que je souhaite pouvoir utiliser librement ces recettes, fabriquer ces produits transmis par la communauté et pouvoir continuer à les transmettre à mes enfants et petits enfants,  selon les précautions d'emploi et d'usage, je vous demande instamment de demander une révision de cette loi afin que :


-         ces recettes et leur usage, accompagnées des précautions d'emploi et conditions d'usage, soient de nouveau publiables et diffusables quelque soit le support (livre, émission de radio ou article de presse ou Internet,  transmission orale, organisme de formation, etc.)


-         ces produits fabriqués artisanalement soient de nouveau utilisables, selon les précautions d'emploi et conditions d'usage et que leur détention soit autorisée.





Assuré que vous serez sensible à ma demande,


Je vous présente Monsieur / Madame le Député mes sincères salutations


nom et signature (vous)


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09.09.2006

La révolution sent le purin d'ortie...

Je cherchais depuis déjà quelques temps quel prétexte pourrait servir aux citoyens de tous les pays, aux hommes et aux femmes libres de ce monde, aux défenseurs de la liberté d'action, d'expression et d'opinion et aux pourfendeurs de l'obscurantisme pour lancer une lutte d'envergure. Aujourd'hui, la réponse est peut-être sous nos yeux, grâce au purin d'ortie...

Il y a quelques jours, Isabelle, auteur du blog Eco-Echos et membre du réseau Freemen, rédigeait une note d'une importance capitale. Le 1er juillet, profitant de l'été, nos élus en ont profité pour pondre le décret d'application de la loi du 5 janvier 2006 d'orientation agricole.

Ce texte stipule que : "
Sont interdites la mise sur le marché, l'utilisation et la détention par l'utilisateur final des produits phytopharmaceutiques s'ils ne bénéficient pas d'une autorisation.
La mise sur le marché étant toute remise à titre onéreux ou gratuit. L'importation constitue aussi une mise sur le marché.
Les produits phytopharmaceutiques étant les préparations contenant une ou plusieurs substances actives et les produits composés en tout ou partie d'organismes génétiquement modifiés présentés sous la forme dans laquelle ils sont livrés à l'utilisateur final, destinés à :
* a) Protéger les végétaux ou produits végétaux contre tous les organismes nuisibles ou à prévenir leur action ;
* b) Exercer une action sur les processus vitaux des végétaux, dans la mesure où il ne s'agit pas de substances nutritives ;
* c) Assurer la conservation des produits végétaux, à l'exception des substances et produits faisant l'objet d'une réglementation communautaire particulière relative aux agents conservateurs ;
* d) Détruire les végétaux indésirables ;
* e) Détruire des parties de végétaux, freiner ou prévenir une croissance indésirable des végétaux ;

D'autre part, toute publicité commerciale et toute recommandation pour ces produits ne peuvent porter que sur des produits bénéficiant d'une autorisation de mise sur le marché et sur les conditions d'emploi fixées dans ces autorisations."


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En d'autres termes, l'Etat vient de rendre hors-la-loi la fabrication artisanale, l'utilisation, la promotion et la commercialisation de produits phytopharmaceutiques ou phytosanitaires antiparasitaires qui luttent contre les ennemis des cultures. Désormais, il n'est plus question de se concocter à la maison un fongicide, un insecticide ou un herbicide naturel.

Ce qui signifie donc que le fait d'utiliser un purin d'ortie, de votre préparation, contre les pucerons est passible de 6 mois de prison et de 30 000 euros d'amende. Si vous veniez à en commercialiser ou à vanter ses mérites, vous risqueriez de passer 2 ans en prison et de payer 75 000 euros d'amende. L'histoire ne dit pas si l'on peut encore jeter un peu d'eau bouillante sur les mauvaises herbes de son jardin en toute sécurité...

A partir de maintenant, vous devrez acheter des produits disposant d'autorisations de mise sur le marché. Vous devrez donc traiter votre lopin de terre avec des pesticides industriels.


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Les dirigeants français viennent donc de graver dans le marbre législatif l'arrêt de mort de l'agriculture biologique et la soumission aux multinationales de l'agrochimie telles Monsanto, Bayer, Syngenta ou DuPont. Et tout ceci s'est fait sans accord du peuple.

Certes, tout ceci paraît inoffensif car personne ne viendra surveiller votre jardin, à moins que notre futur président instaure une "Gestapo verte"... Toujours est-il que l'on assassine nos libertés. La liberté individuelle et le savoir humain sont attaqués de toute part, par l'Etat lui-même. C'est un premier pas vers la suppression, progressive mais réelle, de nos droits les plus élémentaires.

Alors, chers lecteurs, vous qui tenez à votre liberté et aux fondements démocratiques, il est temps de réagir. Relayons cette information et les suites qu'elle aura. Agissons pour que le peuple ne soit pas baillonné par les lobbys économiques et politiques. Ne fermons pas les yeux et battons nous pour vivre en hommes libres, en hommes debouts.


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12.07.2006

Etre ou ne pas être (propriétaire) ?

Le 23 juin 1795, le comte François Antoine de Boissy d'Anglas, député modéré à la Convention nationale qui participera le 9 thermidor an II à la chute de Robespierre, expliquait par ces mots sa vision du régime qui devait voir le jour six ans après le début de la Révolution et trois ans après la chute définitive de la monarchie absolue, qui fut une chute provisoire de la monarchie.

Son idée est claire. Il veut fonder la démocratie des meilleurs. Ce modèle sera celui que l'on adoptera par la suite et qui fonde notre belle démocratie actuelle. A méditer.

"Nous devons être gouvernés par les meilleurs : les meilleurs sont les plus instruits et les plus interessés au maintien des lois ; or, à bien peu d'exceptions près, vous ne trouverez de pareils hommes que parmi ceux qui, possédant une propriété, sont attachés au pays qui la contient, aux lois qui la protègent, à la tranquilité qui la conserve. Un pays gouverné par les propriétaires est dans l'ordre social, celui ou les non propriétaires gouvernent est dans l'état de nature."

C'est donc pour cela ? Tout s'explique alors...

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25.04.2006

La Bastille attend toujours...

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En août 1789, le journal Les Révolutions de Paris, sous la plume du jeune avocat Loustalot, pour se battre contre le suffrage censitaire écrit :


« Les grands ne nous paraissent grands que parce que nous sommes à genoux : levons-nous ! »


Une telle devise paraît aujourd’hui être encore d’actualité. Transfert du pouvoir de la noblesse à la bourgeoisie, professionnalisation de la politique, recrutement aristocratique des élus, cumul des mandats, tant de maux qui font de notre démocratie moderne l’ennemi du principe pourtant inscrit dans notre Constitution : « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple. »


Le temps est-il venu de changer de régime, de redonner au peuple sa place fondamentale et fondatrice, de créer enfin, deux cent ans après la Révolution, la démocratie pour laquelle tant d’hommes et de femmes se sont battus au cours des siècles ? En d’autres termes, le possible achèvement des luttes passées n’est-il pas le terreau de l’avenir ? L’avenir semble plus que jamais se jouer derrière nous...


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