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31.03.2007

Petite mise au point...

Comme vous pourrez le voir un article plus bas et en fouinant sur Agoravox, mon article a déclenché une espèce de mini onde de choc. Et pourtant, pourtant, ce n'était pas le but. Alors, plutôt que de répondre en privé aux nombreux mails que j’ai reçu, je vais faire ici une réponse qui vaudra pour tous.

On m'accuse de cracher dans la soupe. Pourquoi ? Parce qu'effectivement, ces influenceurs que j'ai cité sont bien souvent des amis et qu'ils m'ont beaucoup aidé. Par souci d'honnêteté, et pour donner raison à Francesco Casabaldi, jouons franc jeu.

Ce même Francesco Casabaldi m'a pris sous son aile au début, me permettant de répondre à des interviews de journalistes, me mettant en contact avec pleins de personnes différentes. Il m'a notamment mis en contact avec Carlo Revelli qui m'a offert la possibilité de travailler avec Agoravox. Et d'autres m'ont soutenu, Quitterie Delmas et Virginie Votier par exemple. Pierre Abruzzini aussi. Ce même Pierre a décidé de me passer le flambeau après les rencontres Des Mots Des Couleurs, et de là est né Isegoria. Et à ce moment là, la main sur le coeur, ils se sont tous proposés de m'aider et de me soutenir. Et je n'ai d'ailleurs pas manqué de les solliciter comme le relevait Axel. Et ils l'ont fait, ils sont venus. Ils ont fait venir du monde. Ils ont relayé. Avec gentillesse. Et voilà que je me mets à leur taper dessus disent ils.

Alors mettons nous au point. C'est nécessaire, car je crois que mes propos et le débat qui a suivi a largement dépassé mes pensées initiales. Je tiens à préciser d'ailleurs que je ne cautionne pas tout ce qui a pu se dire et que je viens ici porter la responsabilité de mes propos, et pas celle des autres. J'ai, par médiocrité diront certains, mais je crois surtout par faiblesse et par un goût un peu puéril pour la provocation, cédé à cette vilaine manie qui veut que l'on cite des noms pour faire en sorte que le pavé fasse plus de bruit en tombant dans la mare. C'était assez ridicule, et inutile, j'en conviens. Mais cela n'avait en rien pour but de faire de l'audience ou de favoriser un lynchage comme a pu me le dire Francesco Casabaldi. En rien.

Alors que je ne voulais pas viser quelques personnes que j'admire et que je respecte par ailleurs, j'ai finalement donné des noms. Bêtise. Je le répète, mais je ne voulais pas clouer au pilori ces personnes. Pour rien au monde. J'ai simplement pointé du doigt quelques aspects de collusions, tout en sachant très bien par ailleurs que ces personnes en sont bien conscientes et qu'elles font souvent tout pour les éviter ou pour ne pas les aggraver. J'ai fait mine de ne pas le savoir, d'oublier que ces personnes se battent tous les jours et que leurs combats sont éminemment respectables et vitaux. Je n'ai je crois, pas été honnête et respectueux effectivement. Et croyez bien que je le regrette déjà. Un petit coup de gueule malvenu se transforme en "affaire d'Etat" et me voilà totalement perdu et dépassé.

Évidemment, c'est facile de s'excuser une fois que le mal est fait. Certes. Mais disons le, je viens d'apprendre avec douleur, et en blessant bêtement des gens qui me tiennent à coeur, qu'il ne fallait pas écrire quand l'on ne va pas bien, je viens de prendre une leçon de respect et de tolérance, je viens d'apprendre que je ferais mieux de fermer ma grande gueule et de rentrer un peu dans le rang, je viens de comprendre qu'il ne rimait à rien de tirer sur les siens et de cracher dans la main de celui qui vous la tend. Je viens d'apprendre. Alors à tous, mea maxima culpa.

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28.03.2007

Pouvoir n°5, un parfum de conformisme : vers la dictature des influenceurs ?

Voici comme prévu le compte rendu de la journée des premières rencontres du cinquième pouvoir organisée par Agoravox. De manière générale, j'ai trouvé cette journée particulièrement intéressante, particulièrement riche, particulièrement bien organisée. Mais comme la perfection n'existe pas... il y à l'évidence des choses à redire. Des choses à redire sur le fond, et pas sur la forme, j'entends. Comme ma note va être parfois (très) critique, je tiens à préciser pour que ce soit bien clair que la journée était irréprochable, que j'espère sincérement qu'il y en aura d'autres et que je respecte et/ou j'apprécie les personnes que je vais citer. Mais disons simplement que ce compte rendu est un prétexte pour un constat plus large.


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Des anecdotes formelles qui en disent beaucoup :


En arrivant à l'Usine à Saint Denis, je découvre avec surprise le lieu. C'est grand, fastueux, très organisé. Impressionnant pour un cinquième pouvoir qui cherche à savoir s'il en a (du pouvoir j'entends...). Deux surprises à l'arrivée. La rage du peuple de Keny Arkana en boucle comme bande son, ça n'est pas pour me déplaire, ça s'annonce donc bien. Deuxième surprise, le public. Je suis impressionné de voir à quel point il y a peu de jeunes et peu de femmes. Pour les jeunes ce n'est pas décisif. Après tout je ne suis pas un fervent défenseur du règne de la carte d'identité. D'ailleurs, peut être n'était ce qu'une impression et dans ce cas je tiens à m'excuser auprès de tout ceux qui avaient 25 ans et qui paraissaient en avoir 53 ! Pour les femmes, moi je trouve ça plus embêtant. Et comme d'habitude, fait hautement révélateur, les seules femmes étaient les hôtesses d'accueil. Charmantes au demeurant. Enfin bref, ce n'est pas la question. Le cinquième pouvoir ne cache pas son machisme. Dommage !

Un mot formel enfin sur les participants à ces rencontres. Au menu, beaucoup de communicants et de gens qui bossent dans le marketing, à commencer par Guillaume Buffet, l'animateur à chemise à fleur de la journée. A côté d'eux, des jeunes partisans. Et puis, beaucoup de journalistes aussi. Cachés au fond de la salle, à attendre que le cinquième pouvoir se casse la gueule pour leur plus grand bonheur. Au final, que des gens que le commun des mortels ne connait pas mais qui sont les guest stars de la blogosphère. Des Mry, Nicolas Voisin, Natacha Quester Séméon, Thierry Crouzet, Quitterie Delmas, Rodrigo Sepulveda Schulz, et j'en oublie des tonnes. Et ça se congratule, s'embrasse, s'autopromotionne et se consanguinise, façon jet set. Et pour couronner le tout, on réserve les premiers rangs à l'élite, la plèbe étant relayée au fond. Bah oui normal, question de prestige et de page rank. Ah, l'humilité des blogueurs, on en reparlera...


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Entre autres guest-stars, Natacha Quester Séméon et Nicolas Voisin


Mes temps forts :


Pour parler un peu du fond quand même, faisons une petite sélection. Les présentations et tables rondes se sont enchaînées dans la journée et toutes ont été très intéressantes. Il y manquait peut-être une pointe de débat et un soupçon de "participatif" mais enfin c'est facile à dire et pas si facile à réaliser avec 400 personnes.


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Carlo Revelli, co-fondateur d'Agoravox


1. Carlo Revelli, co fondateur d'Agoravox présente le beau succès d'Agoravox, 1 000 000 de lecteurs par mois, 10 000 rédacteurs, 700 articles par mois, des relais un peu partout. Bravo pour l'aventure. "Notre politique éditoriale, c'est qu'il n'y a pas de politique éditoriale". En voilà une jolie idée. Mais au fait, aujourd'hui on va parler journalisme citoyen ou cinquième pouvoir ?

2. Thierry Crouzet critique Vinvin qui expliquait avec humour dans une de ses vidéos que le 5ème pouvoir ne pouvait pas en être un car il n'était pas organisé et n'avait pas de leader. Une fois cette bêtise démontée, Thierry nous explique que le 5ème pouvoir n'en est pas vraiment un. C'est un pouvoir qui empêche certains d'en avoir. Et d'imager tout ça avec une jolie métaphore. "Mon fils joue avec ses Lego et quand il construit quelque chose, il ne doute pas de sa réalité. Pour lui, son bâteau est un vrai bâteau." Le 5ème pouvoir, c'est la même chose !

3. Joël de Rosnay, co fondateur d'Agoravox, donne sa vision du "pronétariat", ceux qui vivent pour et sur le Net et qui contrairement aux prolétaires ont la chance de disposer de leur moyen de production. Ce nouveau pouvoir décentralisé a un grand avantage. Plutôt que de redistribuer des parcelles de pouvoir à chacun, on donne à tous la possibilité de créer son pouvoir. On passe d'une société de l'information à une société de la recommandation où s'exerce un échange "temps contre temps".

4. Jean-Luc Martin Lagardette, journaliste indépendant, annonce la couleur. La censure s'abat partout dans le monde et il ne s'agirait pas d'oublier que notre liberté n'est pas acquise. "L'information doit être dérangeante". Informer, "c'est déclarer la guerre à quelqu'uns". Bravo monsieur.

5. Chantal Enguehard vient présenter avec un talent, un humour et une rage non dissimulés que les machines à voter qui s'immiscent en secret dans la campagne présidentielle sont en fait un danger pour la démocratie. Halte à ces machins à frauder.

6. Une vidéo de Denis Robert, écrivain et documentariste, est diffusée sur grand écran. Denis Robert félicite Agoravox. Même s'il ne trouve pas le site assez polémique, il reconnaît "son envie de démocratie". Il témoigne contre la diminution des libertés et les monopoles de l'information. "Aujourd'hui, ça devient devient compliqué de dire le réel." Chapeau bas monsieur.

7. Jacques Rosselin, directeur de Peuplade, tente une attaque frontale. Les commentaires qui font toute la fierté et l'innovation du 5ème pouvoir sont en fait "un simulacre de participation communautaire". Je pourrais devenir vulgaire en vous répondant monsieur Rosselin, mais passons. L'autre, simulacre de démocratie. Et ta soeur ?

8. Philippe Bilger, avocat général à la cour d'appel de Paris, honorant le talent oratoire propre aux hommes du pouvoir judiciaire, explique avec finesse et talent ce que c'est que le plaisir de bloguer. Il a l'extrême intelligence d'aborder des sujets psychologiques qui sont à mon avis fondamentaux. Il pointe du doigt la question de l'orgueil et de la modestie du blogueur, blogueur perdu dans "la foule solitaire". Ne soyons pas conformistes dit-il en substance. "Nous sommes des éveilleurs, nous sommes des réveilleurs". Respect et applaudissements, monsieur Bilger.



Extrait de l'intervention saluée de Philippe Bilger

9. Et puis pour finir, une petite blague entendue dans le public à la toute fin de la journée. L'animateur reprend une phrase de Shimon Pérès lors de la conférence du Web 3 : "le monde va accoucher de quelque chose, je ne sais pas de quoi, mais il va accoucher de quelque chose d'important..." En écho dans la salle, un monsieur en train de partir répond : "la Palestine !". Moi j'aime cet humour un poil politiquement pas correct ! Bravo à vous aussi monsieur donc !


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Christophe Grébert a lancé une très belle initiative
de démocratie participative : Ensemble, changeons Puteaux


Les journalistes citoyens en prudents soldats de cette antidémocratie représentative :


Ce qui m'a surtout frappé dans cette journée, c'est la démission de tous face à ce régime que l'on nomme démocratie représentative et qui n'est qu'une variante d'un régime aristocratique. Chacun s'accorde non pas à dire que c'est le moins pire des régimes mais véritablement à penser que c'est le meilleur régime possible.

1. Petite phrase en début de présentation qui disait en substance : "on avait peur que les extrêmes s'emparent d'Internet il y a quelques années. Heureusement, ce n'est pas le cas. La démocratie est préservée." Interdire à certains de parler, c'est ça votre vision de la démocratie ? Honteux !

2. Les lecteurs d'Agoravox ont répondu à un petit sondage et 40 % pensent que le vote est un devoir démocratique. Déléguer et se déposséder du pouvoir est donc un devoir... Inquiétant !

3. Joël de Rosnay, dans un élan du coeur, prend le micro et dit que la démocratie représentative est une nécessité. Applaudissements de la foule en délire. Mouais.

4. Alain Lambert, sénateur de l'Orne et ancien ministre délégué au Budget et à la réforme budgétaire de 2002 à 2004, malgré quelques efforts joliment amenés pour parler de libertés, de démocratisation et de non ghettoïsation des élus grâce aux blogs finit par dire que "la démocratie se joue dans les urnes" et use beaucoup du vocabulaire distinctif "nous" (les élites politiques) et "vous" (petit peuple). Dommage !

5. Tout le monde a peur qu'Internet et que ce 5ème pouvoir soit surtout un outil de désinformation et de propagation de rumeurs. Internet doit "dire le vrai" clament certains. C'est vrai qu'à ce niveau là, le 4ème pouvoir a des leçons à nous donner !

6. Un modérateur d'Agoravox prend la parole en fin de journée et annonce : "il n'y a pas de liberté sans limite !". Et après on s'étonne qu'on en arrive à des inepties comme "la révolution douce" et la "rupture tranquille".

7. Un des auteurs d'Agoravox, Rage, se dit que le 5ème pouvoir est à un tournant. Va-t-il créer une voie de démocratisation ou instaurer un nouveau canal vérouillé du même type que ceux qu'il condamne ? Pour moi, la question ne se pose plus. Le 5ème pouvoir est vérouillé. Mais j'y viens...


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Les dérives du 5ème pouvoir :


Si je vous livre ces petits passages, c'est pour en arriver à ce constat simple. Le 5ème pouvoir est un consensus mou de réformateurs qui, sous couvert de révolution, ne veulent rien changer. Nombre de ces blogueurs et journalistes citoyens ne remettent pas en cause ce qui se passe sous leurs yeux. Ils veulent faire croire à une volonté de changement mais il n'en est rien. Si j'écris ce compte rendu aujourd'hui, c'est pour en arriver à cette conclusion plus générale sur mes impressions.

Le dit 5ème pouvoir est en pleine dérive. Il est un calque des vices de la démocratie représentative. Le 5ème pouvoir à son tour devient un système représentatif. Pour le dire simplement, les ressortissants du 1er pouvoir, les prétendants au 2nd pouvoir, les défenseurs du 3ème pouvoir et surtout les barons du 4ème pouvoir sont ceux qui s'accaparent le 5ème pouvoir. Ils en deviennent les représentants. Ils opèrent un réel kidnapping, en monopolisant la parole et l'intérêt au détriment de la foule de petits blogueurs, de ce que certains appellent la "longue traine". Beaucoup d'entre eux avaient des objectifs de départ nobles, mais ils ont désormais dévié de leur trajectoire initiale et foncent droit vers la compromission. Ils abandonnent, et font de ce dernier ilôt libre qu'est Internet, un leurre démocratique.

J'entre aujourd'hui dans une phase où je ne peux plus cautionner ce sytème. Des Loic le Meur, Versac, Francesco Casabaldi, Mry, Quitterie Delmas, Vinvin, Thierry Crouzet, Embruns, Axel Karakartal, Nicolas Voisin, Natacha Quester Séméon, John Paul Lepers, et autres ne peuvent pas et ne doivent pas être mes représentants, nos représentants. Ils ne doivent pas être les seuls et ainsi nous priver de cette liberté. Messieurs, dames, vous qui vous revendiquez du 5ème pouvoir tout en ayant les pieds et poings liés dans les quatre autres, changez votre fusil d'épaule et retournez à vos valeurs perdues, car ce qui s'annonce c'est bien la naissance d'un nouveau pouvoir tout aussi sclerosé, qui n'ose pas dire son nom et utilise les mêmes méthodes que les autres. On est en train de voir naître la dictature des influenceurs.

Alors je pose une question, à quand un sixième pouvoir ? Ou mieux, à quand la possibilité de trouver sur notre chemin le pouvoir de tous, et non pas l'omnipotence de quelques uns ?

17:35 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (39) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : cinquième pouvoir, Agoravox, Internet, journalisme citoyen

25.03.2007

Leçon d'écologie pratique ou de l'art de sortir de l'état de troupeau !

Avant de vous parler en long en large et en travers des premières journées du cinquième pouvoir et de la deuxième rencontre Isegoria sur le thème du pouvoir local du citoyen, je profite de ce dimanche pour vous faire partager une petite idée assez marrante qui est arrivée jusqu'à mes oreilles récemment.

Je suis sûr que vous aussi, vous recevez des tonnes de publicité dans vos boîtes aux lettres. Vous avez beau écrire "Pas de publicité SVP", rien n'y fait, ça finit par arriver. C'est agaçant n'est ce pas de rentrer chez soi et de jeter illico tout ça à la poubelle ? Alors voici une petite technique qui ne fera pas particulièrement avancer le bouzin mais qui, si elle est un peu pratiquée par certains, pourrait au moins faire réagir ou tout du moins défouler !


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Lorsqu'avec vos factures vous recevez des prospectus de publicités, au lieu de les jeter, laissez donc le soin à l'expéditeur de gérer lui même ce temps de cerveau disponible qu'il vous fait parvenir. Remettez les pubs avec votre paiement. Après tout, nous n'avons rien demandé, nous...

Et puis, lorsque vous recevez des publicités à renvoyer avec des enveloppes pré-affranchies "T". Surtout ne souscrivez pas à ces daubes. En revanche, mettez la pub dans l'enveloppe et renvoyez tout ça par la Poste. Ou l'enveloppe "T" seule au pire... Retour à l'expéditeur rapide.

Et là où ça devient encore plus marrant, c'est qu'on peut s'amuser à faire faire du pays à ces pubs encombrantes. La réduction du supermarché du coin, envoyez là à votre banque. La promo de l'opticien, à la boucherie Sans Os. La présentation du nouveau resto chinois du quartier, direction le serveur de téléphonie. Ainsi de suite...

Du coup, tous ces fournisseurs de pubs qui vous harcèlent paieront deux fois leur pubs, à l'aller et au retour...

Bon, j'avais prévenu, ça ne changera pas le monde, ça ne fait pas avancer l'écologie politique, mais au moins ça permet d'apprécier un peu plus l'écologie pratique... Cette petite action citoyenne permet surtout de montrer que nous ne sommes pas un troupeau de moutons de Panurge qui avale sans rien dire tous les détritus de cette société un poil consumériste sur les bords !


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12:15 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : écologie, moutons de panurge, publicité, action citoyenne

21.03.2007

Crise de citoyenneté !

Chaque fois qu'on me demande ici et là qui je suis, je réponds, presque automatiquement que je suis un citoyen, un citoyen du monde, un blogueur qui multiplie les initiatives citoyennes... etc ! C'est un réflexe. Je ne crois avoir qu'une identité, c'est celle là ! Je ne suis pas une nationalité, je ne suis pas une ethnie, je ne suis pas une religion, je ne suis pas un âge, je ne suis pas un lieu d'habitation, je ne suis pas un chiffre ou un critère vaguement distinctif, je suis un citoyen. Point... Et pourtant, et pourtant, voilà que ma citoyenneté commence à prendre du plomb dans l'aile. Explication.

J'essaye de faire à peu près tout ce que l'on demande de faire à un citoyen modèle. Mis à part que je ne fais pas partie d'une association ou d'un parti politique. Mais sinon je fais comme on m'a dit. Je me tiens informé pour être un citoyen éclairé. Je vais voter, pour être un citoyen électeur. Je blogue, pour être un citoyen actif et réfléchir à un meilleur vivre ensemble. Je lance des projets de débats, pour fédérer d'autres citoyens. Je mange du bio, je trie mes déchets, je ne gaspille ni eau, ni électricité ni quoi que ce soit d'autre, je prends les transports en commun, je ne consomme rien de "superflu"... bref, j'essaye de me comporter en citoyen écolo.

Oui mais voilà, rien ne change. Rien ne bouge. Tout est encore là, bien à sa mauvaise place. Rien. Immobilisme complet.


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Alors attention, je ne suis pas en train de dire que je vais arrêter de tendre vers la citoyenneté idéale parce que ça ne sert à rien. Ca serait trop facile.

Je me pose juste des questions sur cette foutue "citoyenneté" (si toi hyène t'es !). Je suis partagé. Partagé entre l'envie de tout envoyer valser, de me casser, d'aller voir le monde, parce qu'au fond il n'y a que ça d'essentiel. Aller voir ce qui se passe là-bas. Là où l'on résiste encore, là on l'on vit encore comme l'on veut, là on l'on vit encore comme des humains. Vous me direz c'est aussi de la facilité. C'est une fuite en avant d'une certaine manière. C'est pas faux. Mais une fuite salutaire.

Et partagé entre l'envie de rester ici et de continuer. Mais plus durement. J'ai des envies de révolutions. J'oserais presque parler d'envies de têtes qui tombent, parce que rien ne change et parce que tout doit changer. Nous allons dans le mur, joyeusement. Nous perdons des mois dans des campagnes inutiles. Nous crions sans vraiment avoir envie que ça bouge. Particulièrement sur les blogs, où l'on refait le monde derrière son écran, quoi que chacun en dise. Nous gesticulons dans un silence assourdissant. Nous croyons changer les choses. Et pourtant.

Bref, comment dit-on dans ces cas là ? Que l'on est perdu ? Que ça ira mieux demain ? Alors à demain... et continuez pendant ce temps là ! Vous inquiétez pas, j'arrive, je reviens bientôt !

19:00 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (17) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : citoyen, citoyenneté

19.03.2007

Isegoria #1 : le commerce équitable, de l'exemple aux actions citoyennes !

Mardi 13 mars a eu lieu la première d'Isegoria, le débat citoyen. Ce projet propose de faire se rencontrer des individus, quels que soient leurs parcours, leurs modes de vie, leurs orientations politiques, leurs confessions ou leurs idéologies, et de les faire débattre et échanger à propos de grands enjeux qui font le monde d'aujourd'hui et feront les mondes de demain...



Voici le compte rendu de la première rencontre sur le thème du commerce équitable. Autour de notre témoin, Julien Bayou, chargé de mission "Relations avec les plates-formes d'ONG du Sud" pour Coordination SUD, qui a été six mois assistant de communication chez Max Havelaar et a rédigé un mémoire intitulé "Le commerce équitable, une approche économique : fondements théoriques et leviers de croissance", six citoyens : Laurent Soulat, professeur d'économie à Paris 1 et à l'Ecole Supérieure de Commerce et de Management Tours Poitiers (ESCEM) ; Anne Sophie N., doctorante en sciences économiques et membre du Groupe d'Economie mondiale de Sciences Po ; François Collet, directeur associé de l'agence de communication Heaven ; Mélisande Roche, étudiante en histoire et sciences politiques à Paris 1 ; Pierre Abruzzini, communicant et créateur du site Des Mots Des Couleurs et Pierre Henri T., ingénieur du son.

Comment est né le commerce équitable ?

Le commerce équitable est né du constat des problèmes posés par le commerce international. Dans un commerce mondialisé, les petits producteurs du Sud dépendent à la fois des cours du marché et de l’achat de leurs productions par des intermédiaires. Si l’on ajoute à ces risques économiques les ravages que peuvent causer des accidents climatiques, humains ou politiques, il est clair que ces producteurs vivent bien souvent dans des conditions de misère, qu'ils s’endettent et fuient les campagnes ou se lancent dans la monoculture de produits plus rentables.

Dans les années 1960, de nombreuses ONG, principalement anglaises et néerlandaises, marquées par une charité chrétienne forte, décident de remédier à ces inégalités entre Nord et Sud et de moraliser l’économie sans s’attaquer frontalement au capitalisme mais en tentant de le corriger de l’intérieur. Le principe de base est simple, en échange d’une rémunération plus importante, le producteur s’engage à respecter des critères sociaux et environnementaux. Progressivement, l’assistance charitable va laisser place à une base partenariale.



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Le prix payé au producteur du Sud est alors plus élevé, ce qui lui garantit un revenu minimum indexé à la hausse sur les prix de la Bourse. Quant au prix à la caisse payé par le consommateur du Nord, il est lui aussi, en général supérieur à celui d’un produit non équitable. Mais grâce à la compression des intermédiaires, la différence prix est souvent marginale.



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Le commerce équitable fonctionne selon deux modèles distincts. D'abord, la filière intégrée, voie historique, voie des ONG, comme Oxfam. Ce système qui veut transformer les pratiques commerciales est peu développé et gère de faibles volumes de produits qu'il distribue de manière limitée grâce à des bénévoles dans des magasins "alternatifs". Ensuite, on trouve la filière labellisée, apparue en 1988 aux Pays-Bas, qui cherche un accroissement des débouchés et un surplus de crédibilité. L'organisation Fairtrade Labelling Organization (FLO) s'appuie sur un réseau international et permet à des entreprises de s'engager dans la voie équitable en échange d'un label Max Havelaar. Cette filière veut fédérer un maximum d'acteurs et doit pour cela gérer d'importants volumes. Pour maximiser les revenus des producteurs, on privilégie la distribution dans les grandes surfaces. L'objectif n'est donc plus de transformer le commerce mais de le réguler.

La montée des critiques

Assurer un revenu décent à tous, garantir les droits inaliénables des personnes, pratiquer un commerce juste, éthique, qualitatif, égalitaire et durable, voilà la base du commerce équitable qui, depuis quarante ans, prend de l’ampleur.
Pourtant, les critiques ne manquent pas. Ce commerce serait un commerce non pas équitable mais, tout au plus, moins inéquitable, et qui favoriserait la création de poches de richesses et donc d’inégalités entre les producteurs du Sud. Ce commerce créerait une relation de dépendance du Sud au Nord que certains n’hésitent pas à qualifier de néocolonialisme. Il manquerait de transparence et d’indépendance. Il favoriserait les grandes surfaces et serait enfin une caution à la mondialisation qui permettrait aux consommateurs du Nord de s’acheter une bonne conscience sans remettre en cause leur modes de vie. Toutes ces critiques peuvent et doivent être entendues mais partent du principe que le commerce équitable est une alternative au commerce international et non pas un exemple. Lors de ce débat, nous nous sommes intéressés particulièrement à trois grandes critiques.



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Les externalités négatives : droits sociaux versus écologie !


Le commerce équitable se propose de prendre en compte dans ses coûts ce que les économistes appellent les externalités négatives. Internaliser les externalités négatives, c’est, plus simplement, prendre en compte les coûts humains, sociaux et environnementaux d’un processus de production et les intégrer dans le coût final du produit. C'est donc donner la valeur d'un produit en incluant le coût de ses impacts. Par exemple, il s’agit de prendre en compte le fait que les familles déscolarisent leurs enfants pour les faire travailler ou que l’usage de produits chimiques pour les cultures détruit les terres cultivables.

Mais comment est finalement calculé ce surcoût ? Il est évident que la prise en compte de ces externalités est complexe tant elles varient dans le temps. Ainsi, le surcoût est souvent aléatoirement défini ou basé sur un critère choisi préalablement, comme le prix de la scolarisation des enfants. Ces différences de calculs sont ensuite noyées dans la chaîne de distribution avec plusieurs variables (usage ou non du bénévolat, variations sur les quantités de stocks, usage ou non de la publicité, transformations ou non des produits). Le commerce équitable veut donc prendre en compte ces coûts mais le fait de manière plus qu’aléatoire. Première limite.

Plus encore, ce qui frappe certains mouvements écologistes, c’est que la primauté est donnée aux droits sociaux sur les droits environnementaux. Pour le dire vite, le commerce équitable favorisera un producteur qui garantit de ne pas faire travailler d’enfants et de payer correctement ses employés, même si celui-ci utilise des pesticides toxiques plutôt que des techniques biologiques. Bien sûr l'idée est discutable. Le commerce équitable met en avant le respect des normes sociales, et pas les critères de qualité environnementale. Et l’argument écologique est un des plus virulents à être opposé à cet autre commerce. Tous les produits agricoles périssables sont ainsi transportés du Sud au Nord, en avion plutôt qu’en bateau. Par exemple, on préfère acheter des roses du Kenya que l’on fait venir en Europe en avion, moyen de transport polluant s’il en est, plutôt que d’acheter des roses qui viennent de moins loin mais qui seraient produites dans des conditions sociales moins éthiques. Privilégier l’homme ou l’environnement, les choix ne sont malheureusement pas toujours compatibles...



Nord et Sud ou Sud pour le Nord ?




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Le commerce équitable se propose d'intégrer les pays du Sud dans le commerce internationale, sur une base égalitaire.  Et pourtant, la question se pose, à qui profite finalement le commerce équitable ?  Un peu plus de revenus aux petits producteurs du Sud, un commerce en pleine expansion dans les grandes surfaces depuis près de dix ans en France et quelques années de plus en Scandinavie  ou en Suisse.  Mondialiser ce marché de l'alimentation c'est , d'une certaine façon, faire produire du café et autres biens de consommations non essentiels pour les consommateurs du Nord à des individus du Sud qui pourraient cultiver pour obtenir leur nourriture et leur subsistance et souveraineté alimentaires. Notre pouvoir d'achat oriente donc les politiques agricoles du Sud. Et les petits producteurs sont ainsi obligés d'acheter à des prix bien plus élevés de la nourriture pour eux... Etrange paradoxe !



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De l'exemple aux actions citoyennes !


L'autre grande critique sur laquelle nous sommes revenus, c'est le fait de savoir si nous pouvons changer le monde en faisant nos courses. Nombreux sont ceux qui fustigent la posture de ce "consomm'acteur", modèle vanté par le commerce équitable. Il est clair que peu de gens sont prêts à payer cet "impôt volontaire", à payer plus cher pour ce nouveau label de consommation éthique et moral. On voit par exemple que le commerce équitable représente aujourd'hui 1 à 2 % du commerce mondial et que le poids de son organisation est infime. Alors faut il parier sur ce consumérisme politique ?


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C'est évident, le pouvoir d'achat des citoyens ne pourra injecter seule une dose d'éthique suffisante pour changer de manière significative le commerce mondial. Ce qui ne doit pas nous empêcher de réfléchir sur nos modes de consommation. Le commerce équitable n'est donc pas une alternative capable en soit de se substituer au capitalisme marchand. Il reste un exemple à suivre qui se base pour l'instant sur des produits agricoles et artisanaux ciblés et sur des relations entre Nord et Sud. Difficile donc de généraliser le principe. Mais alors que faire pour qu'un commerce éthique naisse ?

Deux solutions envisageables. L'incitation à consommer propre et éthique d'une part. La réglementation du marché mondial pour une égalité des prix, d'autre part. Certains diront que l'incitation n'est encore qu'une action à la marge. Et d'autres diront que la réglementation a montré son échec et qu'elle ne fait que jouer le jeu de ce marché sans le remettre en cause.

La solution pourrait venir de l'action citoyenne plus directe. D'autres exemple ne manquent pas. C'est le cas des AMAP (Alliances pour le Maintien d'une Agriculture Paysanne) qui souhaitent réinstaurer un contact direct entre producteur et consommateur, un échange juste, un sens de la responsabilité, un circuit court qui relocalise l'économie.

Mais, parce qu'il ne faut pas confondre pouvoir d'achat et pouvoir citoyen, il faut prendre conscience du fait que le citoyen a plusieurs possibilités pour agir. Le citoyen doit être un consommateur responsable. Il doit être un citoyen électeur qui propose des solutions politiques et qui sollicite tous les acteurs de la société. Il doit être un citoyen militant qui agit pour cette nécessité d'équité. Voilà les différents visages citoyens que chacun peut adopter. Soyons complémentaires, unissons ces forces, connectons-nous et cet autre commerce deviendra possible...

20:43 Publié dans Idées | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : isegoria, débat, citoyen, commerce équitable

15.03.2007

Bizarre, vous avez dit bizarre ?

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Dans cette élection présidentielle, plus que dans toute autre, la preuve est faite que le vote n'est en rien un choix libre et démocratique qui permet au citoyen de s'exprimer... démonstration par l'absurde, dans Libération.fr, des stratégies de vote qui guident cette campagne :

"Toutes les enquêtes de deuxième tour disent la même chose : Bayrou est un meilleur candidat que Royal pour battre Sarkozy. Mais il y a un problème : aucun sondage de premier tour ne donne Bayrou devant Royal !"

18:00 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (2) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : présidentielle, vote, démocratie, liberté

14.03.2007

Sous le flottement de la bannière étoilée...

15:45 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (3) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : rammstein, amerika, etats unis

12.03.2007

Les nouveaux visages des droites françaises

On a beaucoup parlé ici et là de l'éclatement de la gauche, du morcellement de l'extrême gauche, de l'éparpillement écologiste. Mais ce que ma fascine aujourd'hui, c'est cet incroyable transformation de la droite, des droites françaises. Ici, elle se décompose, là, elle se recompose, ailleurs, elle s'émancipe... Portrait de ces droites dans une tragi-comédie en trois actes :

Acte I : La décomposition : la mort d'un jeune loup et du vieux lion :


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Vingt heures, le son de la Marseillaise, le drapeau français flottant dans une brise imaginaire, les étoiles européennes plus que jamais reléguées dans un coin du décor. Un français parle aux français. Dernière séance avant que le rideau ne tombe. Qu'ils sont loin les trois coups... Et voilà notre Chirac, plus guignolesque que jamais, être intemporel et pourtant si daté qui nous glisse quelques mots d'amour. Plus vraiment président, plus vraiment politicien, il est là, comme la vieille armoire normande de l'arrière grand mère, comme ce vieux meuble vermoulu qui nous encombre mais auquel on s'est finalement attaché, il est là, palabrant dans le vide cathodique. Fier de ses douze années d'intense inactivité. Fier de ses discours et de leurs non applications. Pire encore, ce cancre indécrottablement abonné au radiateur de fond de classe vient maintenant s'asseoir au premier rang pour nous donner à tous des leçons d'humanisme, d'écologie, de tolérance, de solidarité, de vie, de monde. Drôle de paternalisme gaullien qui le pousse à nous donner ses vieilles recettes et le programme de la prochaine séance. Plus que jamais il y a deux hommes en lui, le politicard crapuleux, couteaux aiguisés en guise de dents, et l'homme, si touchant, si sympathique, si inhumainement inhumain. Rideau.

Acte II : La recomposition : Sarkozy et ses vieux démons :


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Sarkozy annonce la couleur. S'il était président, il instaurerait un ministère de "l'immigration et de l'identité nationale". Tollé face à ces "relents vichystes". A tort, on l'accuse de nous faire avaler une pastille Vichy. Il a raison de ne pas comprendre cette levée de boucliers... Là où Vichy installait un antisémitisme indigne et infâme, Sarko, en démocrate modèle, en admirateur de la République, propose un racisme égalitaire. Il y en aura pour tout le monde, les juifs, mais aussi les arabes, les noirs, les asiatiques, les turcs, les latinos et autres pygmées. Pas de discrimination dans le délit de sale gueule. C'est ça la République, l'égalité devant l'inégalité. Par contre Monsieur Sarkozy, ce sera plus difficile de vous défendre lorsque l'on vous accuse de percer sur "les terres lepénistes". Votre "identité nationale" si habilement juxtaposée à "l'immigration", ça ressemble fort à de la préférence nationale quand même ! Et cette fois-ci, je ne me ferais pas votre avocat... l'avocat du diable !

Acte III : L'émancipation : Quand Bayrou vit l'extrême centre :


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Bayrou, l'homme qui valait 24 %, n'en finit plus de faire et de défaire cette campagne, à tel point qu'il est cette campagne à lui seul. On en oublierait presque que la première des innovations de cette année électorale reste le rôle d'Internet, des blogs et des nouveaux médias citoyens, si infime soit-il. Sondages ou pas, Bayrou est désormais le seul homme à pouvoir nous tirer du plus binaire et cauchemardesque des plans construits sur mesure pour nous. Qu'on le veuille, qu'on le regrette ou qu'on le rêve, ou non d'ailleurs. La gauche l'a bien senti et commence à aboyer sa douleur tant elle pressent que cet homme va signer leur second testament consécutif. Après l'extrême droite, l'extrême centre. Bayrou n'a pour seuls défauts que d'être de droite, catholique, européen et libéral, sinon, il est le candidat idéal. Son plus gros point faible, l'écologie, il vient d'en faire un atout majeur. Corinne Lepage, qui veut soutenir et non rallier cette dynamique, est désormais de la partie. Bayrou a donc pour lui le meilleur programme écologique de la campagne, celui qui admet, le seul qui admet, à reculons et à demi-mots, que la croissance est notre bourreau. Que demander de plus à l'homme qui sera le grand vainqueur de cette droite de 2007, à celui qui est à la fois "ce crétin que l'on mènera" et "l'incorruptible" révolutionnaire qui nous mène tous vers ses desseins ?

19:10 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (4) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : droite, gauche, Chirac, Sarkozy, Bayrou

08.03.2007

Un monde de fou(s)

Comme d'habitude quand je n'ai pas le temps de parler de tout ce qui me tient à coeur, je vais faire un melting pot de tout... Aujourd'hui, dans le même monde, on trouve ça :

Un président américain qui opposera son veto au retrait des troupes irakiennes demandé par les démocrates et qui continue à se faire lyncher dès qu'il pose le pied en Amérique latine.

Un président français sur le déclin qui annoncera sa mort politique (ou son come back fracassant qui sait ?) dimanche, après Drucker, mais qui, au lieu de sucrer les fraises, relance en France des centrales de charbon "propre" (laissez moi rire, propre le charbon !) et qui défend à Bruxelles le nucléaire (laissez moi rire, propre le nucléaire !).

Israël qui veut tout faire pour détruire le gouvernement d'union nationale palestinien (comme quoi, y'a pas que Merkel et Bayrou qui se la jouent union nationale du centre).

Une Simone Veil sénile (ou était-ce Simone Vieille ? Ouais, c'est facile, et alors ? Pardon madame, je sais, c'est la journée de la femme aujourd'hui mais moi je préfère aimer les femmes les 364 autres jours en compensation !) qui accuse Bayrou de ne pas être au centre et qui veut un centre inféodé à la droite en se ralliant à l'autocrate de petite taille Nicolas Rakosi.

Un François Bayrou (encore lui) qui explose tous les sondages en arrivant à 24 %, soit un point de moins que Royal et deux de moins que ce même autocrate de petite taille, et qui du coup fait péter toutes ces histoires de "deux principaux candidats" et de "troisième ou quatrième homme"... Même si on peut dire beaucoup de mal de cet homme, moi le premier, ça me ferait quand même bien marrer qu'ils nous la fassent tous boucler en étant élu tiens !

Et puis tout le reste surtout, qui frémit ici et là. Quand même, quel monde de fou(s) !

23:45 Publié dans Actualité | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : Bush, Chirac, Sarkozy, Royal, Bayrou, Palestine, Israël

06.03.2007

Le temps d'un petit bilan !

Ca fait déjà quelques jours que je ne suis pas venu écrire ici. Et pour cause, mon emploi du temps se remplit de projets. Le temps va commencer à manquer. Et finalement, ce n'est pas plus mal. Ca permet de prendre un peu de recul pour ne pas tomber dans la médiocrité médiatique de cette campagne.

Et du coup, j'ai envie de faire avec vous un petit bilan. Bilan de ce qui s'est passé depuis mon entrée dans la blogosphère en juillet 2005.


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Regard sur... voilà ce qui a lancé l'aventure. Au départ, c'était une bouteille à la mer. Une fenêtre ouverte sur l'inconnu. Et puis petit à petit, j'ai découvert ce qu'était un blog, ce qu'était Internet. J'ai rencontré des gens formidables. J'ai blogué de plus en plus. Puis tous les jours ou presque. J'ai échangé avec des personnes que jamais je n'aurais pu croiser ailleurs. Et voilà le petit blog qui grandit progressivement. On est loin des têtes de gondoles de la blogosphère. 35-40 visiteurs par jour. 20 000 visiteurs depuis juillet 2005. C'est rien et tellement à la fois...

Le réseau Freemen aussi. Un réseau qui fait parler tout le monde. Qui fait croire à la secte quand il n'est question que de liberté, d'absence de hiérarchie, d'une nouvelle forme d'organisation dont on a beaucoup à apprendre. Être responsable, prendre conscience, réfléchir et partager... Voilà ce que c'est que d'être un homme libre !

Des mondes en lutte(s). Mon second blog. Créé en février 2007. Avec toutes ces idées lancées en même temps et puis les études à réussir et la vie à vivre, aussi, je n'y ai écrit que cinq articles dont deux ont été publiés sur Agoravox. Tiens en voilà une autre étape, la publication sur le média citoyen. Même si je n'ai pas le temps en ce moment d'alimenter ce blog, je vous promets, je ne lâche pas. Parce que j'ai envie d'y parler de l'essentiel, de la substantifique moëlle de ce que j'aime : le monde !

Isegoria. Un projet de débat et de rencontres citoyennes qui en inspirera d'autres j'espère. Il est temps que les citoyens (re)prennent la parole, se rencontrent, se découvrent et travaillent ensemble. La première aura lieu mardi 13 mars sur le thème du commerce équitable. Que dire ? La route n'est pas encore tracée mais j'espère que tout cela ira loin !

Et puis enfin, une dernière pour la route. Me voilà en train de participer à AgoravoxTV. Me voilà chargé de parcourir le web (2.0) et d'y dénicher des vidéos d'actualité, jour après jour... Me voilà parachuté dans le monde des médias participatifs et du journalisme citoyen.


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Regard sur..., les Freemen, Des mondes en lutte(s), Isegoria... voilà le bilan de 20 mois de blogosphère. Et tant de gens rencontrés. Tant de belles personnes. Tant de joies et tant de peines. Et puis de bières aussi, République des blogs oblige. On aura beau dire tout ce que l'on veut des blogs, que c'est virtuel, parisien, bobo. Que ce n'est rien ou si peu. Mais putain, quand on choisit de le vivre, qu'est ce que c'est bon !

Merci, merci, merci à tous ! Et à bientôt pour de nouvelles aventures... plus belles encore !

20:05 Publié dans Médias | Lien permanent | Commentaires (6) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note

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